Fête du 1er mai 2008 : des conditions de travail à améliorer dans les organismes communautaires autonomes

28 Avril 2008 -
Les organismes communautaires autonomes sont nés de la mobilisation de citoyenNEs rassembléEs afin d’améliorer leurs conditions de vie ou celles de leur communauté. Bien que l’accomplissement de leur mission repose sur une importante implication bénévole (125 000 personnes offrant 18 millions d’heures par an), de nombreux salariés (50 000) sont aussi nécessaires.

La complexité des problématiques abordées amena le développement d’expertise et de pratiques qui sont maintenant enseignées dans les collèges et universités. Ainsi, nous retrouvons aujourd’hui dans les organismes communautaires des personnes ayant des formations collégiales et universitaires. Pourtant, leurs conditions de travail sont loin d’être équivalentes à celles des secteurs comparables.

Selon une enquête sur les conditions de travail dans les organismes communautaires autonomes du Québec tenue en 2005 par le Centre de formation populaire et Relais-Femmes, 39% des travailleuses et des travailleurs communautaires ont une formation collégiale et 31 pour ont une formation universitaire. Les postes sont occupés à 80% par des femmes et 20% par des hommes. Le salaire moyen est de 13$/heure. Bien que les 2/3 des postes sont de nature permanente, dans la plupart des cas, le maximum que les organismes peuvent offrir se sont les normes minimales du travail. Notons aussi qu’en raison d’une part importante de financement par projet en fonction de période déterminée, les travailleuses et travailleurs salariés vivent souvent des situations de précarité. Enfin, 35,5% possèdent des assurances collectives et moins de 1% possèdent un régime de retraite.

Des démarches ont été entreprises par la Table nationale des corporations de développement communautaire (TNCDC), Relais-Femmes et le Centre de formation populaire en collaboration avec Centraide du Grand Montréal et le Secrétariat à l’action communautaire autonome et aux initiatives sociales afin de doter les organismes de plan d’assurances collectives et d’un régime de retraite. Le groupe d’assurances collectives, coordonnées par la TNCDC, est présentement en place et le régime de retraite démarrera le 1er octobre. Cependant, ces couvertures sociales sont payées par les organismes et leurs employés. Ainsi, les organismes communautaires autonomes se sont donné les moyens d’améliorer la sécurité de leurs travailleuses et travailleurs, mais cela vient amoindrir les salaires des employés et les capacités des organismes à organiser des activités.

Le gouvernement québécois peut nous appuyer en augmentant les montants accordés au soutien aux organismes communautaires autonomes. Ce qui permettrait de répondre aux besoins de la main-d’œuvre sans risquer une diminution des activités.

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