Le volley-ball de plage gagne du terrain

14 Juin 2008 - Joey Olivier - Le sport estival à la mode en été n’est plus la balle-molle, mais le volley-ball de plage. Tellement que les sept terrains aménagés près du parc Pelletier ne suffisent plus à la demande et une vingtaine d’équipes ont été refusées cette année.

Ce constat peut être difficile à croire, mais une seule visite sur le terrain, mercredi, a suffi pour constater que la popularité du volley-ball de plage n’est pas passagère.

En 1996, seulement six équipes participaient aux soirées tandis qu’en 2008, ce nombre est passé à 103, ce qui représente plus de 300 joueurs. «Nous n’avons jamais vraiment fait de publicité. Nous sommes un groupe d’éducateurs physiques et plusieurs de nos élèves ont adhéré au sport. Le bouche à oreille a fait le reste du travail», indique Martin Paul, organisateur et éducateur physique.

Pierre Plante est un adepte depuis plus de dix ans et il a transmis sa passion à ses enfants. «C’est devenu une affaire de famille. Je joue avec ma fille et mon garçon. En fait, mes trois enfants jouent aussi!», dit-il. Pour Carmel Gervais, qui joue depuis douze ans, le volley-ball est une occasion de bouger, mais aussi de fraterniser avec d’autres. «J’ai commencé à jouer au camping pour finalement décider d’entrer dans une ligue.»

Les classes plus compétitives frôlent les terrains les lundis et jeudis tandis que les mercredis sont de catégorie récréative. Le vendredi est la soirée scolaire où plusieurs jeunes participent. Fait étonnant, l’âge des joueurs varie beaucoup. «Le plus jeune joueur a 14 ans et le plus vieux 58 ans. Il y a un classement, mais c’est surtout pour le plaisir. C’est la ligue de pensée de la ligue», ajoute M. Paul.

La ligue est cependant victime de son succès. Cette saison, les organisateurs ont refusé une quinzaine d’équipes, faute de terrains. «La popularité est plus forte ici qu’ailleurs. Bien souvent, cette popularité dépend de l’implication des gens du coin dans un sport. C’est accessible à tous.»

Selon l’organisateur, la présentation du volley-ball de plage aux Jeux olympiques d’Atlanta a aussi contribué à le faire connaître. Il existe quelques variantes entre la pratique du volley-ball intérieur et sur douze pieds de sable. À l’extérieur, les joueurs doivent s’adapter au vent et à un ballon plus lourd. «Le sol est moins stable à l’extérieur, mais je mets en pratique ce que j’apprends en gymnase», dit Mme Gervais.

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