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Rares sont les hockeyeurs qui portent le protège-cou
Oubliez les interventions à la Richard Zednik dans une ligue de garage !

17 Février 2008 - Vous avez vu la scène de Richard Zednik des Panthers de la Floride ? Cœur sensible s’abstenir, disait-on avant de présenter les images à la télé. Alors, si ça survenait devant vous, que feriez-vous ? Rassurons-nous, ce genre d’incident ne peut se produire au hockey mineur ou lors d’un match de la LHJMQ, car le protège-cou est obligatoire. Ce sont les ligues de garage qu’il faut viser.
François Labonté est l’un des adeptes locaux et ils sont nombreux au Québec à chausser les patins à raison de deux à trois fois par semaine dans des circuits amicaux. «Les gars ne portent à peu près pas cette pièce d’équipement. C’est inconfortable et je suis l’un d’eux à penser de cette façon», exprimait-il. «Je me demande toutefois quel serait notre comportement si jamais une coupure semblable survenait lors d’une partie disputée à Saint-Robert par exemple ? Il n’y a pas d’ambulance en permanence sur les lieux et encore moins un médecin ou un soigneur expérimenté en la matière. C’est vraiment inquiétant», dit-il.
Heureusement, c’est quand même rare que ça survient mais on ne voudrait certes pas être la victime lors de l’exception. Justement, Labonté s’apprêtait à participer à un tournoi à Saint-Louis-de-France en fin de semaine avec son équipe. «Les organisateurs de l’événement obligent le protège-cou et l’an dernier, c’était la même chose. Je pense que si ça devenait une obligation, les gars n’auraient pas le choix. Là, on n’y pense même pas, sauf quand des incidents du genre sont montrés à la télé», poursuit Labonté avec raison.
Par exemple, lors du tournoi intermédiaire de Sorel-Tracy qui a eu lieu en janvier dernier au Colisée Cardin, les organisateurs n’exigeaient pas ce genre d’équipement.
«On va y songer»
Lorsque nous avons demandé à l’un des responsables de la Ligue de hockey intermédiaire Pierre-de-Saurel et aussi organisateur du Tournoi intermédiaire de Sorel-Tracy, Luc Beaudet à savoir s’il existait un règlement à cet effet, il a répondu : «Non, mais il y a une douzaine d’années, nous l’avions appliqué. Le tout a duré une seule saison et les gars ont abandonné. Depuis, c’est laissé à la discrétion des participants», expliquait-il.
Mais alors, s’il survient un incident, qu’est-ce qui se passe ? «Voilà une question embêtante. Je ne le sais pas. Je crois que l’on va y songer». Beaudet ignorait même si sa ligue est protégée advenant une blessure de ce genre. De son côté, le hockeyeur Christian Deschênes qui évolue avec l’équipe de Saguenay dans la Ligue centrale, joue avec un chandail à col roulé. «Mais il faut dire que dans la LNH, les lames des patins tranchent comme des couteaux. Malgré tout, je ne prends pas de risque», souligne-t-il avec raison.
Puis, le père d’un des joueurs de la Ligue junior majeure du Québec nous a confié que ces pièces d’équipement sont souvent modifiées dans le circuit Courteau de sorte que l’on a peine à les voir. «Je remarque régulièrement des officiels qui doivent les ramasser sur la patinoire. Ça vaut ce que ça vaut», dit-il.
Imaginez ! La chirurgienne Sonya Norr, qui a opéré d’urgence Zednik le week-end dernier, a révélé que l’athlète avait perdu le tiers de son sang et ce, malgré l’intervention rapide de professionnels en la matière. Si une telle scène survenait lors d’un match amical dans une ligue organisée, on peut se demander sérieusement si le résultat final serait positif.





