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À 31 ans, il admet qu’il aurait agit autrement
« J’ai affronté Ty Conklin lorsque j’ai joué aux États-Unis » -Daniel Laviolette

Daniel Laviolette était un gardien bourré de talent
et avec un bel espoir.
2 Février 2008 - Daniel Laviolette serre les dents. Il l’admet. «Si j’avais pensé à l’époque comme je le fais aujourd’hui, ça aurait certainement pu être différent.» Il fut un temps où il était considéré comme un bel espoir au hockey. Laviolette dominait pourtant mais si l’on traduit le fond de sa pensée aujourd’hui, on comprend qu’il lui aurait fallu être plus sérieux pour continuer.
Aux dires des connaisseurs, le talent était là. Un naturel comme disent certains. «Je regarde ce qui se donne comme salaire présentement et je me dis que j’aurais pu obtenir ma part. Il est maintenant trop tard», exprime-t-il, comme s’il désirait lancer un message aux jeunes.
«Je regardais l’autre jour le reportage sur les longs voyages que doivent parcourir certaines formations de la LHJMQ. Ces sacrifices font partie de la carrière et il y a plus encore. À cet âge, les distractions sont nombreuses.»
Ty Conklin a 31 ans
Justement, Daniel a un bel exemple dont il peut témoigner. Ty Conklin des Penguins de Pittsburgh est apparu de nulle part pour sauver l’équipe lors des récentes semaines. Ty Conklin, il a 31 ans. « J’ai 31 ans et je l’ai affronté lorsque j’ai joué aux États-Unis. C’est un bon gardien comme il y en avait plusieurs autres dans ce temps-là », précise Daniel.
Alors, ça aurait pu être aussi bien Daniel Laviolette ? Pourquoi pas ? On parle de circonstances qui expliquent la présence de Conklin chez les hommes de Michel Therrien. Mais, à la défense de Daniel, on doit préciser qu’il n’a pas été épargné par les blessures et cet aspect l’a sûrement découragé quelque peu.
Il se préparait d’ailleurs à participer à une rencontre dans la Ligue Pierre-de-Saurel lorsque nous avons abordé le sujet. «J’ai encore mal à mon épaule droite. Je dois me réchauffer adéquatement avant les partie». Puis, il a ajouté en riant : «Ce n’est pas drôle quand il faut t’étirer le matin d’une rencontre que tu dois disputer en soirée…pour le plaisir !».
Les salaires
Daniel constate les salaires qui sont versés aux hockeyeurs actuellement et il ne parle pas des joueurs étoiles. «Regardez ce que l’on donne à un joueur qui va marquer une dizaine de buts dans la LNH. C’est incroyable !», dit-il en traduisant du même coup qu’il aurait pu avoir sa part du gâteau.
Bien sûr, il a des regrets et il ne peut plus rebrousser chemin. «Je comprends parfois les parents qui insistent pour que leurs enfants jouent au hockey. On ne sait jamais ce qui peut se produire dans une carrière. Je n’ai rien contre le jeune qui va s’installer à la bibliothèque pour lire un livre mais s’il peut combiner le hockey à ses intérêts, il se donne une possibilité supplémentaire».
Après un retrait de cinq ans, Laviolette se remet tranquillement au hockey. Il a changé durant toutes ces années et il comprend beaucoup mieux aujourd’hui. « Si je me transposais présentement au début de ma carrière, j’agirais bien autrement », a-t-il conclu.






