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Après le défenseur sorelois François Beauchemin en mai 2007
Au tour du gardien Marc-André Fleury de convoiter la coupe Stanley
20 Mai 2008 - Patrick Turgeon - Avant François Beauchemin en juin 2007, les Sorelois avaient dû attendre 28 ans avant de voir un des leurs remporter la coupe Stanley. Le dernier avait été l’attaquant du Canadien de Montréal, Pierre Mondou, en 1979. Après une longue disette, le trophée avait finalement fait un arrêt dans la région, en juillet 2007, au grand plaisir de plusieurs. L’attente pourrait être beaucoup moins longue cette fois. À moins d’un revirement majeur de situation, un hockeyeur sorelois, prendra part, pour la seconde fois en un an, à la finale de la Ligue nationale de hockey (LNH) et tentera de ramener la coupe Stanley au parc Regard-sur-le-Fleuve, à Sorel-Tracy.
Après le défenseur François Beauchemin, des Ducks d’Anaheim, champion du prestigieux trophée en juin 2007 face aux Sénateurs d’Ottawa, ça devrait être au tour du gardien de but des Penguins de Pittsburgh, Marc-André Fleury, de se retrouver en série finale du circuit Bettman et de convoiter le titre de champion de la LNH. Un rêve caressé par tous les hockeyeurs mais dont seulement un petit nombre parvient à réaliser. Au moment de mettre sous presse vendredi soir en raison d’une heure de tombée avancée due à la fête des Patriotes, les Penguins menaient la série finale d’association 4 de 7 trois gains contre un revers face aux Flyers de Philadelphie. Le cinquième match a été joué dimanche au Mellon Arena. Une victoire permettait aux hommes de Michel Therrien de mettre la main sur leur billet pour la finale de la coupe Stanley.
Pointé du doigt l’an dernier pour l’élimination rapide des Penguins en première ronde des séries face à Ottawa, Marc-André Fleury fait taire ses dénigreurs cette année en se montrant très efficace devant son filet en séries. En date de vendredi après-midi, il était premier dans la ligue pour le nombre de victoires en éliminatoires avec 11. Fleury et les Penguins n’ont en fait subi que deux défaites jusqu’ici en séries. De plus, le cerbère sorelois se classait deuxième au chapitre du pourcentage d’efficacité (.935) derrière Dan Ellis (.938) et deuxième également au niveau de la moyenne de buts accordés à 1.83. Seul le cerbère Chris Osgood, des Red Wings de Détroit, le devançait à ce chapitre, lui qui affichait une excellente moyenne de 1.62.
Depuis le début des séries, le gardien sorelois multiplie les arrêts clés et son brio donne confiance à sa défensive. Tout comme les grandes vedettes des Penguins, il donne l’exemple par son excellente tenue devant son filet et ne tente pas de trop en faire. Certes, les Penguins comptent sur Crosby, Malkin, Hossa et Gonchar mais sans un gardien de premier plan, ils ne pourraient penser convoiter le prestigieux trophée. À cet effet, en 1991 et 1992, Pittsburgh a gagné ses deux seuls coupes Stanley à vie avec Mario Lemieux comme chef de file, mais le gardien Tom Barrasso avait réalisé un travail colossal devant la cage de l’équipe, dans l’ombre du grand «66». Il en est ainsi pour Fleury qui vole la vedette dans l’ombre des 18, 71 et 87.
Une histoire de famille
Fleury n’est pas le seul membre de sa famille à vivre intensément l’aventure des éliminatoires. Son père André et trois de ses amis ont passé une semaine et assisté aux deux premiers matchs de la série finale de l’association de l’Est contre Philadelphie. Sa mère France et sa sœur Ginette ont ensuite passé les sept jours suivants dans la capitale de l’acier et ont eu la chance de voir Marc-André à l’œuvre devant son filet lors du cinquième match de la série finale. Sa sœur Marlène est aussi à Pittsburgh depuis trois semaines afin de suivre un stage en marketing dans les bureaux administratifs des Penguins. Sans oublier tous les autres membres de la parenté du talentueux cerbère qui se réunissent chaque soir de match pour le regarder à la télévision et l’encourager. Et tous les Sorelois qui souhaitent revoir la coupe à Sorel-Tracy.








