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Projet au ruisseau Richer :
deuxième année de réalisation de chantiers de renaturalisation et stabilisation de berges

18 Décembre 2006 - Le Comité de concertation et de valorisation du bassin de la rivière Richelieu (COVABAR) est fier de s’associer au Club Consersol Vert Cher, pour une deuxième année, afin de réaliser deux chantiers de renaturalisation et stabilisation de berges en milieu agricole, à Saint-Marc-sur-Richelieu.
Les travaux effectués au ruisseau Richer représentent une opportunité, à moyen terme, de rehausser la qualité de la bande riveraine. Cette phase est importante afin d’améliorer, entre autres, la qualité de l’eau du ruisseau Richer et par extension, de la rivière Richelieu. Un impact bénéfique pourra être ressenti pour les différentes espèces présentes dans ces deux cours d’eau, notamment pour le chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi), espèce désignée menacée présente dans la rivière Richelieu.
L’implantation de la végétation riveraine permettra à la berge de jouer de multiples rôles biologiques, physiques et chimiques : un habitat pour la faune et la flore, un rempart contre l’érosion des rives, une barrière contre la sédimentation des cours d’eau, un brise-vent et un écran au réchauffement excessif de l’eau.
Phase II : Chantiers de stabilisation de berge
Suite à la caractérisation des berges de la majorité du sous-bassin du ruisseau Richer (phase I), effectuée en collaboration avec le Club Consersol Vert Cher en 2005, plusieurs zones plus affectées par l’érosion et par des bandes riveraines de faible qualité ont été ciblées. Parmi celles-ci, deux ont été sélectionnées pour y effectuer des travaux à l’automne 2006 et au printemps 2007. Au total, plus de 700 mètres linéaires de rives en milieu agricole ont été ou seront stabilisées et/ou renaturalisées dans le sous-bassin du ruisseau Richer, à Saint-Marc-sur-Richelieu.
Le premier chantier consistait à implanter une bande riveraine arbustive ainsi qu’une haie brise-vent arborescente de 5 mètres de largeur sur près de 350 mètres linéaires, dans une section située en amont du ruisseau Richer sur les terres de messieurs Bruno et Marcel Loiselle de la ferme BM Loiselle et de madame Christine Pelletier et monsieur Robert Malouin.
Le second chantier comporte une part de stabilisation de berge (plusieurs méandres sont gravement affectés par l’érosion causée par le ruisseau) et une part de revégétalisation, notamment par l’implantation d’une haie brise-vent arbustive et arborescente également de 5 mètres de largeur et par le reboisement d’une pointe inondable qui était utilisée à des fins agricoles. Ces travaux s’effectuent sur la terre de monsieur Pierre Décarie et de madame Lise Brodeur, laquelle est présentement exploitée par monsieur Jules Hébert.
La collaboration et l’implication des producteurs agricoles et des propriétaires terriens ont été très importantes dans la réalisation de ces travaux. Leurs actions permettront de réduire la quantité de phosphore et d’autres nutriments dans l’eau ainsi que l’érosion des terres agricoles dans ce ruisseau.Nous encourageons tous les autres agriculteurs et propriétaires du sous-bassin du ruisseau Richer à adopter une telle démarche.
Sensibilisation
La mise en place de ces chantiers en milieu agricole se veut également une occasion d’informer et de sensibiliser les différents citoyens présents sur le territoire du bassin du ruisseau Richer, élément important dans le but d’améliorer la qualité de ce cours d’eau. La collaboration des divers intervenants du milieu permet d’atteindre cet objectif.
Le COVABAR désire remercier les partenaires qui permettent la réalisation de ce projet : Agriculture et Agroalimentaire Canada (Fonds interministériel pour le rétablissement), Pêches et Océans Canada ainsi que le Club Consersol Vert Cher (Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d’eau en milieu agricole, de l’UPA et de la Fondation de la Faune du Québec). De plus, les producteurs agricoles participants ont reçu un financement provenant du Programme de Couverture Végétale du Canada (PCVC) offert par le Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ), ainsi que du programme Prime-Vert offert par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
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SOURCE : Julie Tremblay, chargée de projet














