![]() |
Le Centre de transfert technologique en écologie industrielle accrédité jusqu'en 2010
Une subvention annuelle de base de 300 000 $ assure son quotidien

23 Février 2006 - Louise Grégoire-Racicot - Le Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTEI) du Cégep de Sorel-Tracy a passé haut la main ses examens d'accréditation.
Son statut de centre accrédité est renouvelé jusqu'en 2010, a annoncé, la semaine dernière, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Ce qui lui donne droit à des subventions annuelles gouvernementales de 300 000 $ pour assurer son fonctionnement quotidien.
Lui reste ensuite à dénicher des clients qui lui confieront le mandat de trouver comment valoriser leurs matières résiduelles industrielles, comme il a su le faire depuis sa fondation, en 1999.
Le centre est peu connu de M. et Mme Tout le monde. Mais beaucoup plus par les chercheurs, enseignants, industriels et étudiants en environnement.
Situé au cégep même, il regroupe le centre de recherche en environnement Sorel-Tracy/Uqam, des entreprises productrices de rejets industriels et désireuses de contribuer au développement durable en recyclant ceux-ci, des PME du secteur de l'environnement et des partenaires gouvernementaux. Il a son propre conseil d'administration et sa directrice générale est Mme Hélène Gignac.
C'est d'ailleurs à elle que Mme Fabienne Desroches, directrice générale du cégep, attribue la qualité du centre, sa capacité à établir des liens étroits avec ses partenaires et l'obtention de sa reconnaissance. "Le centre a passé avec succès à travers une évaluation très stricte basée sur des critères sévères. Mme Gignac est en grande partie responsable de ce succès. Elle a su bâtir un réseau étroit, monter des projets sérieux et donner au centre sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds. "
Le centre, en plus de contribuer à mettre en place une plate-forme de développement durable dans le Bas-Richelieu, opère des installations de développement, d'essais et de démonstration de procédé et/ou technologie. La SADC et le CLD du Bas-Richelieu participent activement à ce projet qui comprend aussi des services connexes (bureaux, laboratoire de base et vitrine technologique). Enfin il travaille en collaboration étroite dans divers dossiers régionaux, dont l'Agenda 21
Excellent pour le cégep
La présence de ce centre au sein du collège, la recherche qu'on y effectue donne au cégep un ordre d'enseignement supérieur reconnu, dit Mme Desroches. "Il permet d'initier les étudiants à la recherche, aux enseignants de transmettre leurs connaissance tout en effectuant de la recherche. Il donne de la crédibilité au programme en environnement que le collège dispense. Il offre des services à la collectivité et aux entreprises qui gèrent de moins en moins elles-mêmes des laboratoires de recherche. "
Le centre est logé au cégep pour un an encore, croit-elle. Son déménagement dans ses nouveaux locaux de l'ex mairie de Tracy, situés en face du cégep, ne seraient prêts qu'au printemps 2007. La tenue d'élections municipales puis fédérales a retardé de quelques mois la réalisation de ce projet, a dit Mme Desroches. Mais ce délai permettra de poursuivre la quête de budgets de recherche plus importants -dont la principale source est le gouvernement fédéral - et de rencontrer toutes les normes d'installation d'un centre de recherche en bonne et due forme.
Chose certaine, dit-elle, le CTTEI continue son partenariat, voire sa complicité avec le milieu. " Cela donne une cohérence d'action indéniable que l'on perçoit maintenant à l'extérieur et de la crédibilité auprès de tous les organismes appelés à intervenir dans les dossiers de développement durable que porte la région ", a-t-elle conclu.
Simard satisfait
Le député Sylvain Simard, qui avait lui-même été un acteur important de la reconnaissance première de ce centre alors qu'il était ministre, applaudit aussi le renouvellement de cette accréditation qui " consolide ce pôle éducation-recherche-développement. "
Il est d'autant fier que cela ajoute un élément positif à la vocation de leader en environnement que cherche à actualiser le Bas-Richelieu, qui fut si longtemps montré du doigt, au début des années quatre-vingts, comme grande région polluante et polluée du Québec.
"Grâce au centre, la région se crée une image de marque dans un créneau ou elle peut exercer un rôle de leader. En regroupant en un même lieu les activités de recherche, de développement, de formation et d'essaimage, le technocentre favorisera la convergence des actions. Il contribuera à mieux positionner l'écologie industrielle comme un des moteurs de notre économie et ultimement, je l'espère, à faire connaître le Bas-Richelieu comme région pilote en ce domaine. André Boisclair avait ouvert la porte à cette perspective alors qu'il était ministre de l'Environnement. C'est une priorité pour moi qu'elle se concrétise. "















