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Sorel-Tracy sert d'exemple en recyclant 75 % de ses déchets

1 Février 2006 - Marilyne Champagne - D'ici 2008, toutes les municipalités du Québec devront avoir un plan de gestion des matières résiduelles. Pour Montréal, avec sa population qui ne cesse de grandir, le défi est de taille. De son côté, avec son nouveau système de bacs et la présence de l'usine Conporec, la ville de Sorel-Tracy est à l'avant-garde au Québec. Cela a attiré l'attention de la journaliste Catherine Kovacs, qui a présenté au "Téléjournal" de Radio-Canada Montréal, mercredi dernier, un reportage sur le système de collecte des déchets à la soreloise. D'ailleurs, Mme Kovacs a confié au maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert, que Sorel-Tracy est la première ville à lui être venue à la tête.
"C'est extrêmement intéressant de savoir que les gens considèrent d'emblée Sorel-Tracy comme une ville à l'avant-garde en ce qui a trait à la valorisation de ses matières résiduelles.", a fait remarqué M. Robert à la suite de la diffusion du reportage. Il a aussi rappelé qu'il a été question de la ville de Sorel-Tracy, mais qu'elle fait partie des huit municipalités du Bas-Richelieu, sur les 12 que compte la région, à bénéficier de la technologie de Conporec.
Un choix qui s'est imposé
Comme l'a rappelé Mme Kovacs dans son reportage, si Sorel-Tracy a pris la voie du recyclage en 1992, c'était avant tout par obligation à cause de la fermeture de son site d'enfouissement. À ce sujet, le maire de Sorel-Tracy se souvient que l'idée d'ouvrir l'usine Conporec, inspirée du modèle européen de valorisation des déchets, n'a pas fait l'unanimité de tous, compte tenu des coûts certainement plus élevés que ceux reliés à l'enfouissement traditionnel. Toutefois, une dizaine d'années après, on se rend bien compte que les municipalités participantes avaient fait un choix avant-gardiste. Par exemple, Sorel-Tracy rencontre déjà les objectifs fixés par le gouvernement pour 2008. Si Mme Kovacs a rappelé que le passage aux bacs bleus pour les matières recyclables, et gris pour les ordures ménagères, a entraîné des coûts supplémentaires pour les citoyens, elle estime que "Sorel-Tracy a maintenant une longueur d'avance sur les autres."
La technologie de Conporec
Comme en a témoigné M. Robert dans le reportage, "des délégations chinoises, australiennes, françaises et de plus en plus de communautés du Québec s'intéressent à cette nouvelle technologie implantée par l'usine de Conporec." En plus de traiter les ordures de Sorel-Tracy, l'usine reçoit aussi une partie des déchets de Toronto. Pour l'ensemble, c'est 40 % des ordures qui sont transformées en compost. Même si le procédé de Conporec s'est amélioré avec les années, comme l'explique Jean Beaudoin, président et chef de la direction chez Conporec, dans un premier temps, les déchets passent trois jours dans un immense bioréacteur de 16 pieds de haut par 200 pieds de long, dans lequel la température monte à 55 degrés Celsius. Puis, les déchets sont tamisés à deux reprises. Le compost recueilli va être entreposé pour une période de 30 jours. Ce compost, sans odeur et bien ventilé, sera par la suite mis dans des sacs. Quant au fer, il est envoyé dans une usine de recyclage. Pour ce qui est des sacs de plastique, "à cause de l'état du marché du recyclage actuel, on ne peut pas les recycler", a expliqué M. Beaudoin. Les sacs font d'ailleurs partie du 25 % des résidus qui sont enfouis dans le dépotoir de Joliette.













