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Trois plans de régularisation des niveaux d'eau pour l'Étude internationale sur le fleuve St-Laurent et le lac Ontario

30 Juillet 2005 - Étienne Guertin Journal La Voix - Le jeudi 28 juillet dernier avait lieu une consultation publique sur l'élaboration de divers plans d'application relatifs à la régularisation des niveaux d'eau du lac Ontario et de la voie maritime du St-Laurent. Il s'agit d'une initiative d'un groupe consultatif d'intérêt public rattaché à l'Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent, qui est mandaté par le gouvernement fédéral d'effectuer une étude de la question conjointement avec les États-Unis. La séance portes ouvertes de 18h, suivie d'une réunion publique, s'est déroulée à l'Auberge de la Rive au 165, chemin Ste-Anne, à Sorel-Tracy.
Lancée en décembre 2000, l'Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent entreprend la dernière année d'un projet quinquennal qui vise à examiner et à évaluer les critères actuellement appliqués pour régulariser les niveaux d'eau dans le lac Ontario et le fleuve St-Laurent. La rencontre a permis aux représentants d'exposer les trois plans qui seront proposés dans le rapport final qui sera présenté devant une commission mixte internationale.
Ce groupe de consultation publique revêt une pertinence toute particulière pour la région du Bas-Richelieu. En tant que région riveraine, il est important pour les habitants de faire connaître leur opinion puisque la décision qui sera prise par l'organisme gouvernemental chargé du projet influencera plusieurs aspects de la vie dans le Bas-Richelieu.
Trois plans sont suggérés
Chacun des plans présentés tient compte d'un grand nombre de facteurs dont les collectivités riveraines, la navigation de plaisance ou commerciale, l'environnement, les producteurs d'hydroélectricité, l'utilisation de l'eau et les changements climatiques.
Le premier plan (A), aussi appelé plan économique, vise surtout à maximiser les retombées économiques reliées à la régularisation des niveaux d'eau. C'est-à-dire qu'en facilitant tous les types de navigation sur la voie maritime du St-Laurent, il engendre des bénéfices pour le tourisme et les industries de la région. Bien qu'il représente une avancée certaine dans l'amélioration et la préservation de l'environnement, il se peut qu'il engendre des retombées dommageables pour les régions riveraines, dont fait partie Sorel-Tracy et le Bas-Richelieu.
Le deuxième plan (B), ou plan environnemental, présente lui aussi son lot d'avantages et d'inconvénients. Il favoriserait la santé économique au niveau global tout en protégeant les rives et l'écosystème du fleuve St-Laurent et du lac Ontario. Par contre, la navigation de plaisance serait affectée et les retombées d'une telle mesure seraient importantes pour les communautés riveraines.
Finalement, un plan à avantages mixtes (plan D) est proposé. Contrairement aux deux autres, il vise principalement à protéger les intérêts sociaux et économiques des municipalités riveraines. Cependant, ce plan s'inscrit moins bien dans un processus de développement durable. Le regain économique, que le plan à avantage mixte entraînerait, occasionnerait simultanément une détérioration de l'environnement dans la région du fleuve St-Laurent et du lac Ontario.
La présentation du 28 juillet a très bien démontré chacun des éléments des divers plans sur lesquels la population est appelée à se prononcer et on peut en conclure que chacun présente des avantages et des inconvénients qui lui sont propres. Il ne reste qu'à savoir jusqu'à quel point on est prêt à hypothéquer l'environnement, un bien collectif dont la protection et l'entretien revient à chacun des habitants de la région, au profit d'un développement économique substantiel ou, inversement, jusqu'à quel point la population est prête à faire un sacrifice économique pour protéger la voie maritime du St-Laurent.
Avant de remettre son rapport final à la commission mixte internationale, l'Étude internationale sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent espère recevoir l'opinion des résidants de la région concernant les trois plans qui ont été présentés jeudi dernier, lors de la consultation publique à l'Auberge de la Rive. Si vous désirez plus d'informations sur les diverses mesures de régularisation des niveaux d'eau, vous pouvez consulter le site web de l'organisme au www.losl.org. La date limite pour faire parvenir les commentaires est le 5 août. N'oubliez pas car quelle que soit la décision qui sera prise, elle est susceptible de vous affecter directement ou indirectement si vous habitez la région du Bas-Richelieu.













