| Historique • • •
Le Centre de recherche en environnement
UQÀM / Sorel-Tracy (CREUST) est une corporation à but
non lucratif créée en 1990 en partenariat avec l’Université du
Québec à Montréal, le Cégep de Sorel-Tracy,
des entreprises de la région Sorel-Tracy-Contrecoeur et
le Regroupement des caisses populaires Desjardins Pierre-de-Saurel.
La mission de l'organisation est inscrite au cœur du développement économique
de la région et vise à répondre à la volonté régionale
de mettre le cap sur l’environnement et de trouver des solutions aux problématiques
environnementales vécues par les entreprises. L’approche retenue
permet de mettre à contribution des étudiants de maîtrise
et de doctorat en Sciences de la terre de l’Université du Québec à Montréal
en leur proposant de travailler sur des problématiques concrètes
comme sujets de thèse et de contribuer ainsi à développer
de nouvelles expertises. Ce faisant, le CREUST espère inciter les étudiants à demeurer
dans la région après leurs études et à poursuivre
leurs travaux ou à faire profiter de leur savoir-faire des entreprises
du Bas-Richelieu. Plus de la moitié des finissants sont encore actifs
dans la région, travaillant au sein d’entreprises existantes ou
ayant depuis créé leur propre entreprise.
L’expertise du CREUST est centrée sur la caractérisation
des résidus à granulométrie fine et ultrafine. Plus spécifiquement,
le CREUST possède des compétences, de l'expertise et un parc d'équipements
qui permet d'analyser, caractériser et comprendre la nature de matières
inorganiques (minérales, métalliques, etc.) fines et ultrafines.
Les informations ainsi obtenues par le CREUST peuvent être utilisées
en collaboration avec le Centre de transfert technologique en écologie
industrielle (CTTÉI) afin de développer des procédés
de traitement et d'avenues de valorisation ou de développer des adaptations
et mises à l'essai de technologies environnementales applicables à l'industrie. À partir
des analyses spécialisées, le savoir-faire du CREUST peut être
mis à profit dans le développement d'avenues de traitement des
boues industrielles, des effluents liquides et gazeux, des laitiers et scories,
des sables de fonderie et calamines, des brasques d'aluminium, des résidus
miniers, des argiles contaminées et autres résidus industriels.
Plusieurs recherches menées par le CREUST ont conduit au développement,
dans la région, de nouvelles avenues de valorisation de résidus
industriels, voire même à la création d’une entreprise,
en l’occurrence Fermag. Axé sur la valorisation des poussières
d'aciéries pour produire un pigment de couleur, ce projet, né du
CREUST («spin-off»), est aujourd’hui à l’étape
du pilotage. La première phase s’est échelonnée de
juin 1991 à décembre 1992; la deuxième phase s’est
poursuivie d’avril 1996 à mars 1998; tandis que la troisième
phase, laquelle a débuté en septembre 1999, est toujours en cours.
Jusqu’à présent, le projet a généré des
déboursés de 1 476 745 $, dont 714 900 $ des divers gouvernements
et 761 845 $, des secteurs privé et institutionnel. D’autres recherches
en cours ou en élaboration pourraient déboucher sur la mise sur
pied d'entreprises dans le domaine du traitement ou de la valorisation des émissions
atmosphériques, des effluents liquides, des matières résiduelles
ou en valorisation de matières résiduelles. Recmix qui développe
des alternatives d'utilisation du stérile minier de QIT-Fer et Titane
constitue un autre exemple concret du type d'entreprise qui pourrait émerger
de ces travaux.
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