La SADC du Bas-Richelieu
branche les entreprises sur le « Réseau Innovation ».


Sylvie Pouliot

6 Janvier 2006 - L’innovation est un pilier du succès économique et les PME du Bas-Richelieu doivent considérer prendre le virage qui leur permettront d’être des leaders dans leurs secteurs. Innover, c’est bien sûr développer de nouvelles technologies, mais aussi un état d’esprit qui permet aux entrepreneurs de se distinguer s’ils veulent demeurer compétitifs sur les marchés locaux et étrangers.

Le nouveau « Réseau Innovation » de la SADC veut s’attaquer à ces nouveaux défis en favorisant la création d’une infrastructure de services d’innovation dans le Bas-Richelieu.

Le « Réseau Innovation », composé d’une dizaine de partenaires oeuvrant à différents niveaux de l’innovation, consiste à fournir aux PME et leurs partenaires les moyens dont ils ont besoin pour devenir plus concurrentiels.

L’objectif du « Réseau Innovation » est de contribuer à faire du Bas-Richelieu un joueur important dans l’innovation technologique et industrielle pour soutenir la croissance et l’économie, confronter les expériences et les idées des différents acteurs privés et publics de l’innovation et développer leurs synergies.

La SADC du Bas-Richelieu entend promouvoir une utilisation plus intensive de son « Réseau Innovation », en étoffant l’expertise professionnelle, en développant des réseaux imbriqués afin de faciliter l’accès aux ressources novatrices, notamment pour les petites entreprises que ce soit par :

• l’implantation, la modernisation ou l’agrandissement d’entreprises dans des créneaux novateurs ;
• l’acquisition de nouvelles technologies et d’équipement plus productif ;
• la mise au point de procédés de production plus performants ;
• la création de nouveaux produits et de nouvelles entreprises issues de la recherche institutionnelle et industrielle.

Avec des ressources financières et humaines limitées, les petites entreprises sont systématiquement dans l’incapacité de conduire à l’interne leurs travaux de recherche et développement, et doivent s’appuyer sur des ressources extérieures. De plus, par manque d’expérience et de culture en matière de relations en réseau et d’assimilation des technologies, elles ne savent pas toujours profiter des opportunités disponibles.

La SADC du Bas-Richelieu se veut une passerelle qui permet aux entreprises d’accéder à un vaste univers d’innovations et de découvertes technologiques qui peuvent les aider à renforcer leur compétitivité. Parce que la SADC est bien intégrée dans le tissu régional et local, et connaît bien les spécificités du territoire ainsi que les besoins et les atouts des entreprises locales, cela lui permet d’aider les petites entreprises à se rapprocher des grandes dans le domaine de l’innovation.

Nous sommes convaincus que le type de collaboration que nous avons établi est un gage de réussite lequel est basé sur les alliances stratégiques, comme celles entre la SADC et CIDEM-Techno, CIMI, CNRC, DEC, IDP, RCT, SEME et Valotech, en plus de tous les organismes économiques oeuvrant au développement de notre milieu.

Une des caractéristiques importantes des alliances stratégiques, c’est de permettre à nos entreprises de faire ensemble ce qu’elles ne pourraient pas faire seules, comme de mettre au point de nouveaux produits, de trouver de nouveaux marchés pour des produits existants.

Les PME innovantes nagent souvent dans un environnement à la fois turbulent et incertain. Malgré le dynamisme de nos PME, elles demeurent vulnérables tant qu’elles n’ont pas réussi à synchroniser leur rythme de développement à celui du changement de l’environnement. La flexibilité, l’adaptabilité et la vitesse d’ajustement sont des facteurs clés de succès des entreprises innovantes.

Enfin, l’innovation est un ingrédient crucial et nécessaire dans la mise en place de notre vision stratégique, soit de « Faire du Bas-Richelieu une région d’excellence centrée sur le développement durable ». Afin d’apporter des solutions nouvelles qui permettront de construire sur des bases plus efficientes, le développement durable doit compter sur les apports de nouveaux cerveaux créatifs. Ces savoirs sont des moteurs puissants pour tracer de nouvelles voies et modifier certaines de nos vieilles pratiques.


Éolienne à axe horizontale

Un bel exemple

Fondée en 2002, Turbines Éoliennes ESTA après deux années d’efforts, arrive à développer sa technologie avec la collaboration de nouveaux actionnaires à sa tête, à investir temps et énergie dans un vaste programme de Recherche et Développement qui devrait atteindre 1 million de dollars d'ici la fin de 2006.

Par son « Réseau Innovation », la SADC du Bas-Richelieu accompagne ESTA dans sa démarche de développement de l’entreprise ainsi que dans la commercialisation de son produit. Que ce soit pour ses besoins de démarrage (études, pré-commercialisation, prototypes) ou la recherche de financement public et privé, la SADC a présenté à ESTA des alliés de divers niveaux d’expertises tels que : CIDEM Techno, CNRC, Environnement Canada, Ressources naturelles Canada, RCT.

ESTA développe et commercialise une gamme d'éoliennes à axe vertical sur roulement liquide. La simplicité de son design contraste avec la complexité qu'on retrouve dans les éoliennes à axe horizontal dont on entend tellement parler. La nouvelle éolienne fonctionne sans bruit et sans impact connu sur la faune. Sa basse structure permet une intégration facile au bâtiment et au milieu urbain.

Après avoir vérifié la technologie à l'aide d'une série de prototypes, une éolienne de taille commerciale de 3,8 mètres de diamètre a été construite et installée à Verchères pour fin de tests en conditions normales d'opération. Pour la fabrication de l’éolienne de taille commerciale, ESTA a fait appel au savoir-faire de sous-traitants locaux en métallurgie pour sa production. L'ÉTS participe présentement à ces tests et fournira le résultat des analyses de performance et la courbe de puissance homologuée. Le CNRC, par son programme PARI, ainsi que le fonds SOLIDE contribuent au financement du projet. L'entreprise doit mettre sa technologie en marché à l'été 2006, mais déjà certaines applications spéciales ont été implantées cet été pour en vérifier la faisabilité.

Voilà un exemple concret qui fait de nous des complices en matière d’innovation et démontrent notre engagement mutuel à bâtir une région d’excellence en développement durable. « Ce que nous entreprenons ensemble peut faire toute la différence dans le développement du Bas-Richelieu. C’est donc sur une note des plus positives que nous avons entamé l’année 2005-2006 gardant le cap sur les nombreuses opportunités d’affaires qu’offre l’innovation » a conclu madame Pouliot, directrice générale de la SADC du Bas-Richelieu.

Sorel-Tracy, novembre 2005



Source :
Sylvie Pouliot
SADC du Bas-Richelieu
(450) 746-5595


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