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«Arrêtons de vouloir régler le passé et pensons aux projets à développer»

21 Novembre 2001 - À sa troisième année d’existence, la Corporation d’initiative et de développement culturel (CIDC) du Bas-Richelieu ne veut plus s’attarder aux questions des paperasseries mais plutôt mettre ses efforts à aider les artistes à réaliser des projets qui feront grandir la culture sous toutes ses formes et non seulement musicalement.
Élu récemment au poste de président, François Rochefort ne cache pas son intérêt à mieux faire connaître l’organisme auprès des artistes de la région. «Notre mandat premier est d’amener de l’initiative et du développement culturel et non d’initier une politique culturelle.
Trop longtemps, les artistes ont été laissés à eux-mêmes et ont développé leur propre façon de se promouvoir. L’engouement des premiers mois de création de la CIDC est disparu. Il faut donc travailler à recréer une concertation régionale afin de créer des liens avec les différents créneaux de la culture. Si nous voulons aller vers le futur, il faut arrêter de vouloir régler les histoires du passé mais plutôt penser à des projets à développer», poursuit-il.
Tout en prenant conscience que le secteur de la culture ne génère pas les retombées économiques qu’on pourrait s’attendre dans la région, M. Rochefort a souligné que plusieurs projets sont présentement sur la table de la CIDC. D’abord, Les Mardis de la culture ont pris leur envol, la semaine dernière, où une dizaine de personnes se sont réunies pour discuter culture. «Nous discutons de tout autour d’une même table. C’est une sorte de forum où les gens sont amenés à donner leur vision sur les questions de développement de la culture, des diffuseurs et des projets qui peuvent être mis de l’avant pour faire avancer la culture en région», de dire M. Rochefort, précisant que la prochaine rencontre aura lieu le 4 décembre chez Cinoche.
Autre projet sur la table de la CIDC qu’est celui de la confection d’un bottin de la culture du Bas-Richelieu dans lequel on retrouvera les liens nécessaires pour rejoindre un artiste, louer une salle ou rejoindre des responsables de matériels techniques. «Nous devions le réaliser nous-mêmes, mais en raison du manque de temps et de personnes-ressources, nous l’avons remis entre les mains de Centrart Communication qui doit le compléter d’ici janvier. Ce sera une base de travail qui sera améliorée année après année», de poursuivre le président de la CIDC.
Puis, M. Rochefort a admis avoir eu des discussions avec le Festival de la gibelotte ont été entreprises, jeudi dernier, afin que les artistes du Bas-Richelieu aient une meilleure visibilité lors de l’événement. Et ce, pas seulement au niveau musical mais également par une Galerie d’art qui pourrait être réalisé sur le site du festival.
«Il faut ouvrir de nouvelles portes aux artistes de la région. Et ça doit commencer par celles qui peuvent être ouvertes dans leur propre cour», d’affirmer le Sorelois, qui est appuyé par 11 membres au sein du conseil de la CIDC du Bas-Richelieu.
Enfin, M. Rochefort et les autres membres de son comité ont bien l’intention de développer des liens étroits avec les gens de la culture des villages environnants. «La CIDC du Bas-Richelieu ne doit pas uniquement appuyer et aider les artistes de Sorel-Tracy. Il y a des activités ailleurs qui méritent d’être soutenues et nous avons bien l’intention de mettre une emphase spéciale pour aller rencontrer ses acteurs pour établir des contacts avec eux. C’est certain que la tendance naturelle nous amène au départ à travailler avec les gens de Sorel-Tracy, mais nous devons aussi développer des appuis partout où la culture se manifeste», de conclure le président de la CIDC, non sans avouer que la culture doit s’ouvrir sur les nouvelles réalités.
Patrick Turgeon Les 2 Rives






