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Karine Joubert et Martin Piché exposent à la galerie Rafahell

Karine Joubert et Martin Piché
21 Août 2007 - Louise Grégoire-Racicot - Les 2 Rives - Vernissage, à la galerie Rafahell de la rue George, vendredi dernier, d'une exposition des oeuvres de deux jeunes Sorelois Karine Joubert et Martin Piché sous le titre Les ficelles du chaos.
"Ficelles" pour référer au travail de Karine qui fabrique des marionnettes à la main. "Chaos", un thème départ qui inspire l'artiste peintre qu'est Martin.
Plusieurs jeunes connaissent bien le travail de Karine qui est enseignante en arts plastiques à l'école secondaire Bernard-Gariépy où elle leur apprend notamment à fabriquer une marionnette. Des personnages qui hantent son imaginaire depuis ses études universitaires en théâtre où elle a découvert son intérêt pour les arts visuels. Elle en fait trois sortes différentes - à gaine, de table et sur tige - qu'elle habille de toute pièce de vêtements qu'elle réalise à la main.
Certains ont pu voir quelques-unes de ses créations au symposium des arts et à la galerie du Cinoche. Mais elle en expose actuellement sept à la galerie Rafahell, et ce jusqu'au 14 septembre.
Martin Piché lui est, entre autre, artiste-peintre qui se consacre aussi à la sculpture, à la photo, au multi-média, à la musique. Cette exposition lui permet de montrer une douzaine de ses tableaux pour lesquels il aime bien référer au terme titre de l'exposition - celui du chaos. Pas qu'il peint le chaos même mais il sait, disent ses profs, l'ordonner.
Étudiant en arts visuels, Martin a déjà exposé au Cinoche. Il résume sa démarche de la façon suivante et y tient : "Disons que je suis un pommier, je produis des pommes. Tu en croques une, tu aimes ou tu n'aimes pas. Le pommier, il s'en contre-fiche que tu aimes ou que tu n'aimes pas, il cherche juste à grandir .
C'est parfois le carrotier qui convient à mes désirs les plus doux. Comme une carotte, je grandis en hauteur, au dessus de la mer et du sable fin de la terre des Inuites. Les carrotiers de l'Afrique qui mesurent plus de dix mètres de hauteur me font penser à la démarche de mes coups de pinceaux détrempés, secs après être humides...à mes pas qui vont les uns derrière les autres, à la lune qui perd son temps à secourir le ciel pendant que la somme de notre malheur s'abat sur la démarche de reproduction, cette recherche qui a pour but d'innover... Changer le monde, moi??? Jamais de la vie,..pour l'achever, vous pourrez compter sur moi. Pour moi créer est une façon bien personnelle de déclarer la guerre, trop silencieuse aux singes de la chaîne artistique,...Monkey see, monkey do, je les tiens dans ma mire, il ne reste plus qu'à enfoncer les poils de pinceaux qui me servent de gachette et laisser saigner. J'espère que les primates d'ici et d'ailleurs seront bien servis, au menu : pommes et carottes."






