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La M.R.C. arrive en ville…
2 Mars 2008 - La population est en droit de s’attendre à ce que les élus puissent administrer les deniers publics de façon réfléchie, rationnelle et transparente. Les décisions doivent prioritairement répondre aux besoins réels de la population ainsi qu’à sa capacité de plus en plus limitée de payer.
Les maires de la M.R.C. du Bas-Richelieu viennent de décider depuis le 13 février 2008 à 7 contre 5 du déménagement de leurs bureaux administratifs dans l’édifice Lachapelle situé au centre-ville de Sorel-Tracy au coût de 2,2 millions de dollars.
(À noter que le maire Marcel Robert, qui a voté pour, aurait pu faire toute la différence, car selon les règlements de la MRC son seul vote prépondérant aurait pu inverser la décision.)
Une autre alternative beaucoup moins coûteuse s’offrait pourtant à eux, depuis le mois de septembre 2007, soit l’achat de la caisse populaire Saint-Laurent de Sorel, situé au coin de l’avenue de l’Hôtel-Dieu et boulevard Fiset; cette opportunité a été prise en considération fin janvier 2008 suite à des commentaires des élus (Michel Berthiaume et marcel Lavallée), lors de l’assemblée publique du 21 janvier 2008 du conseil municipal de Sorel-Tracy.
L’étude de cette opportunité, de la part de la MRC, a duré le temps d’une rose (à peine une semaine) même si a priori des économies de plus de 500 000$ auraient pu être engendrées, et ce, dans le scénario le plus pessimiste.
Pourquoi un tel entêtement si peu justifiable de la part de M. Marcel Robert qui savait très bien et (comment en douter) que la caisse serait à vendre (conférence de presse de Desjardins, 13 septembre 2007, réf. : journal La Voix) mais qui n’en a jamais informé les autres maires lors des réunions et des prises de décisions.
Et de plus, que dire de l’argumentaire, en faveur, du nouveau préfet M. Raymond Arel, maire de Saint-David? (Bâtiment près du fleuve, plafond plus haut, la géothermie, boiseries de qualité, ça fait trois ans qu’on en parle, on est un gouvernement, c’est plus près du centre-ville), et voilà! Les dollars n’ont pas parlé…
Scandaleux, avez-vous entendu M. Arel? Erreur. C’est plutôt honteux et à notre avis vous avez besoin d’un bon recyclage en administration publique.
M. Raymond Arel, comme préfet et M. Marcel Robert, comme adjoint au préfet, quel début de mandat! En avez-vous d'autres surprises comme celle-là?
Ce volte-face de votre part est peu justifiable aux yeux de l’électorat et cela demandera des explications additionnelles, car selon la prétention des cinq maires dissidents, cette dernière alternative s’avérait la plus acceptable. Ils ont tenu compte des populations respectives qui ont subi, lors des derniers budgets, des augmentations des taxes. Cela leur a semblé plus sage de prendre cette direction économique dans l’intérêt de leurs contribuables, ce que nous partageons et applaudissons.
Serait-il faux ou illusoire de prétendre que les sept maires, dont vous faites partie monsieur le maire Marcel Robert, qui ont donné leur aval au déménagement sur la rue du Prince dans l’édifice Lachapelle, étaient des inconditionnels pour ce site, et cela à n’importe quel prix?
Nous comprenons que le centre-ville est important, mais l’investissement ne peut pas se faire à n’importe quel prix. Le but ultime que vous devriez poursuivre serait de ne pas endetter davantage les contribuables. Il y a des limites à vouloir relancer un centre-ville, et ce n'est sûrement pas par de telles décisions que vous arriverez à rallier à la cause les contribuables de la MRC et ceux de la ville de Sorel-Tracy.
Il est déplorable que la MRC ne soit pas soumise à une législation qui permettrait à la population de s’exprimer sur votre règlement d’emprunt de 1,8 million de dollars. Vous auriez sûrement des surprises désagréables monsieur le maire Robert, ainsi que vos acolytes quant au résultat sûrement négatif, suite à un référendum, dans les populations respectives.
Nous croyons que vous ne deviez pas faire abstraction de la réalité économique difficile de la région, et que la vigilance au niveau des dépenses était requise et s’imposait. De plus nous croyons également que la relance puisse être difficile, car fragilisée par un endettement municipal causé par des projets que nous qualifions d’éléphants blancs.
Par principe démocratique, nous n’aurons pas le choix de faire payer davantage les contribuables de nos municipalités et de subir la décision qui a été prise majoritairement par les sept maires de la MRC.
Nous partageons, quant à nous, plutôt la sagesse et le rationnel de la position de mesdames Cournoyer et Salvail, de messieurs Pothier, Arpin et Gravel, car leur décision traduisait et atteignait l’intérêt de toute la collectivité du Bas-Richelieu. Nous vous en remercions!
Michel Berthiaume, Yvon Bibeau, Marcel Lavallée,
conseillers municipaux de la ville de Sorel-Tracy.







