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Les enseignants du Bas-Richelieu :Pas nécessairement la grève …

Francine Simoneau
du syndicat des enseignants du Bas-Richelieu
30 Août 2005 - Dans le Bas-Richelieu, les employés de soutien des écoles primaires, secondaires, de la formation aux adultes et professionnelle, syndiqués par la CSN, tiendront une journée de débrayage le 30 août. Pour ce qui est des enseignants, les délégués du Bas-Richelieu tiendront un conseil le 30 août et les 1er et 2 septembre. Ils participeront à l’assemblée de tous les syndicats CSQ de la province pour suivre les directives qui s’appliqueront partout au Québec. Des séances de négociation ont eu lieu les 24, 25 et 30 août pour accélérer le processus.
Isabelle Garot de la CSQ nous confirmait que « la grève n’est pas envisagée pour le moment ». Francine Simoneau (photo) du syndicat des enseignants du Bas-Richelieu nous disait vouloir suivre le mot d’ordre national : « Le grand dérangement va se poursuive. Les professeurs vont enseigner, encadrer et récupérer, mais ne feront pas de bénévolat pour les activités en dehors des classes ».
Moyens de pression
Parmi les moyens de pression, les professeurs ne feront pas d’accueil collectif pour les enfants dans le gymnase, ne collecteront pas d’argent laissant cette corvée à la direction, participeront de façon passive ou perturberont les rencontres de la direction et refuseront de s’impliquer dans le parascolaire ou tout type de sorties qui prendraient du temps et dépasseraient la journée de travail.
« Nous étions si près d’une entente l’an dernier. Nous avions laissé tomber beaucoup de demandes pour obtenir l’ajout de services pour les élèves en difficulté et la sécurité d’emploi pour les professeurs aux adultes et à la formation professionnelle, mais le gouvernement a retiré ses négociateurs de la table », déplore Mme Simoneau.
Approche nouvelle
Joint par téléphone, la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget a répondu du tac au tac : « Le gouvernement avait mis 100 millions $ de plus sur la table pour l’enseignement spécialisé, mais ils ont bloqué sur des questions salariales. J’étais toujours prête à négocier, et je le suis encore. La centrale syndicale ne pouvait pas attendre au-delà du 20 juin parce que ses membres s’en allaient en vacances alors que moi je ne l’étais pas. C’est dommage parce que nous avons passé à un cheveu de s’entendre. »
Le gouvernement privilégie « une approche nouvelle » en déposant une enveloppe globale pour toute la fonction publique qui pourra se la partager comme elle l’entend entre ces différents secteurs. L’écart entre les parties patronales et syndicales est de 1 milliard $. On offre 2% d’augmentation par année et c’est 4% qui est demandé. La présidente du Conseil du trésor estime que le coût de la vie augmente annuellement de 1,5%.
« Si le Québec était plus riche, nous pourrions nous comporter autrement, mais il n’y a nulle part ailleurs où il y a des CPE et de l’assurance-maladie. Et ce n’est pas en manifestant dans la rue que nous allons avoir plus d’argent », dit Monique Jérôme-Forget qui croit que les offres sont acceptables et raisonnables, affirmant respecter les fonctionnaires pour avoir occupé différents emplois s’y rattachant, entre autres comme directrice d’un CLSC et vice-rectrice de l’Université Concordia.
Pour ce qui est de l’équité salariale, c’est le droit fondamental à l’égalité des salaires pour les hommes et les femmes qui ont des compétences égales. Le dossier n’a pas été réglé depuis 2001.







