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Yves Fortin quitte la direction du CLD du Bas-Richelieu trois jours après le dépôt du mémoire collectif

Yves Fortin
26 Avril 2005 - Un autre pas a été franchi, le 11 avril dernier, pour positionner le Bas-Richelieu alors que le Centre local de développement (CLD), en compagnie de plusieurs collaborateurs des milieux socioéconomiques, a déposé un mémoire collectif sur le développement durable au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, M. Thomas J. Mulcair. Bien que cet exercice ne soit qu’une consultation, Yves Fortin, directeur général du CLD jusqu’à récemment, semble confiant quant aux probabilités de voir le Bas-Richelieu récolter les fruits de ses efforts en matière d’intégration d’une économie centrée sur le développement durable.
Tellement qu’il a annoncé qu’il démissionnait de son poste, le jeudi 14 avril dernier, pour se consacrer entièrement aux projets reliés au développement durable dans la région du Bas-Richelieu : « Notre région n’ayant pas attendu le dépôt de l’avant-projet de loi pour promouvoir et mettre en mouvement de nouvelles façons de faire, nous estimons qu’elle est la région toute désignée pour contribuer à plusieurs égards à l’actuelle démarche du gouvernement et jeter éventuellement les bases de collaborations futures entre les intervenants de la région de Sorel-Tracy et différents ministères pour la réalisation de projets d’intérêt commun », a-t-il fait savoir.
Quant à son avenir dans la région, M. Fortin est demeuré évasif concernant ses projets futurs : « Je n’ai pas l’intention de quitter le Bas-Richelieu. Si je décide de quitter, c’est que je n’aurais pas trouvé un emploi ici. J’ai plusieurs projets, mais aucun n’est sûr pour l’instant », a-t-il expliqué en entrevue téléphonique. Questionné sur le sujet, il a affirmé qu’il n’était pas question d’occuper un poste dans le futur projet de technocentre qui devrait voir le jour sous peu : « Il n’y a rien, à l’heure actuelle, de prévu pour moi dans le technocentre, mais je suis ouvert à toutes les opportunités », a-t-il admis.
Faits saillants : une convergence bénéfique
« Le ministre a retenu la notion de projet-pilote, c’est-à-dire le fait que le Bas-Richelieu est le lieu, depuis plusieurs années, de projets réalisés en collectivité », a ajouté M. Fortin. Quant aux retombées du dépôt de ce mémoire collectif, il faudra attendre jusqu’en 2006, moment où le projet de loi sera déposé, pour en mesurer les impacts. Des projets comme le technocentre, la Réserve mondiale de la biosphère du lac Saint-Pierre, certains projets en agroalimentaires et le projet de l’Agenda 21 pourraient bénéficier d’une collaboration avec le gouvernement, mais il est trop tôt pour se prononcer, selon M. Fortin. Ce mémoire a été réalisé en collaboration avec l’Atelier du chômeur du Bas-Richelieu, la MRC du Bas-Richelieu, le Cégep de Sorel-Tracy, QIT-Fer et Titane, le Centre collégial de transfert technologique en écologie industrielle, de la Société d’aide au développement de la collectivité (SADC) du Bas-Richelieu, le Centre de recherche en environnement UQAM/Sorel-Tracy, la Société des parcs industriels de Sorel-Tracy, la Ville de Sorel-Tracy.







