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Pas de changement dans la LHJMQ
À Sorel-Tracy, le comité de relance des Éperviers demeure toujours confiant d'obtenir une franchise.

11 Février 2010 - Par Sébastien Lacroix - Comme aucune équipe n’avait déposé de demande de délocalisation sur le bureau du commissaire Gilles Courteau, à la date butoir du 31 janvier, la prochaine saison se jouera avec les 18 mêmes équipes.
C’est ce qu’a confirmé Karl Janhke, le directeur des communications et du marketing de la Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec, lorsque joint par L’annonceur. «Ce n’est pas fréquent qu’il y ait des demandes en ce sens», a-t-il laissé entendre.
Il a aussi démenti l’information publiée dans le Journal de Québec du 28 janvier dernier à l’effet que la LHJMQ songeait à racheter deux concessions pour réduire de 18 à 16 le nombre d’équipes afin d’augmenter le calibre de jeu et la valeur marchande des autres clubs.
Sorel en haut de la liste
En plus de Sorel-Tracy, qui serait l’une des villes à laquelle la Ligue donne priorité, il y a aussi des promoteurs qui ont déposé un dossier de candidature pour ramener une équipe à St. John’s Terre-Neuve, nous a indiqué M. Jankhe.
«Ce que nous a dit Gilles Courteau, c’est qu’il y a deux villes qui sont déjà approuvées pour recevoir une franchise, soit Sorel et Sherbrooke. Dans le cas de Sherbrooke, la Ville est intéressée, mais il n’y a pas de promoteurs. En plus, il y a déjà le St-François, un club qui évolue dans la Ligue Nord-Américaine, et la LHJMQ ne va pas s’établir dans un marché où il y a déjà du hockey sénior», nous a raconté Jean Tremblay, président du comité de relance des Éperviers.

Un peu moins de 2000 spectateurs avaient assisté au match hors-concours présenté par le comité de relance des Éperviers, au Colisée Cardin, entre les Tigres de Victoriaville et les Olympiques de Gatineau, le 23 août 2009.
Dans le cas de St. John’s, le marché avait joint la LHJMQ, en 2005, lors de l’expansion qui avait fait grimper de 16 à 18 le nombre d’équipes avec la venue des Fog Devils et des Sea Dogs de St-Jean, Nouveau-Brunswick. En 2008, la franchise est déménagée à Verdun pour devenir le Junior de Montréal. «Ça se parle à St. John’s, mais je ne suis pas sûr que les autres clubs vont vouloir aller jouer là-bas, parce que ça prend beaucoup de sous. Quand tu as déjà un budget d’un million pour le voyagement, il faut que tu diminues tes dépenses», plaide M. Tremblay, qui assure que Sorel est avantagée par sa situation géographique et l’intérêt de sa population pour le hockey junior majeur.
Vision à long terme
«Nous sommes intéressés à acheter une concession, pourvu que ce soit achetable. Nous ne voulons pas partir du mauvais pied en payant la franchise trop chère, continue M. Tremblay. Nous voulons être raisonnables pour respecter la capacité de payer des gens. Selon notre plan, pour que ce soit rentable, il nous faudrait une moyenne de 2000 spectateurs par match. Ce qui est réaliste».
Jean Tremblay n’était pas déçu outre mesure d’apprendre que les Éperviers ne pourront vraisemblablement pas évoluer au Colisée Cardin en 2010-2011, eux qui y ont disputé leur dernier match le 31 mars 1981, une défaite crève-cœur de 5 à 1, suivie d’une dégelée de 10 à 2, le lendemain, au Palais des sports, dans les 6e et 7e matchs de la série quart de finale contre les Castors de Sherbrooke.
«Notre dossier n’est pas fermé et tant que la Ligue n’aura pas de demandes officielles, ils ne se prononceront pas. Si ce n’est pas pour l’an prochain, Sorel est encore en liste. Nous voyons ça sur du long terme parce que lorsque nous aurons une franchise, nous voulons la garder», a commenté Jean Tremblay, lorsque joint chez Aciers Richelieu, une entreprise dont il est le président.
Pour le moment, le comité de relance des Éperviers a obtenu l’assurance du maire Réjean Dauplaise que le règlement passé sous l’administration précédente, réservant 850000$ pour la rénovation du Colisée Cardin afin de le rendre conforme aux normes de la LHJMQ, restera en vigueur tant qu’il n’y aura pas d’élus pour soumettre une autre proposition.
«La Ville est derrière nous et de toute façon, c’est à leur avantage quand on connaît les retombées économiques qu’apportent une franchise de hockey junior majeur», soulève M. Tremblay, qui estime que les travaux de rénovation du Colisée Cardin nécessiteraient un peu plus de six mois de travaux.
Sur le plan financier, le comité de relance compte sur l’appui d’un solide groupe d’investisseurs, et a déjà vendu environ 500 billets de saison et 18 loges corporatives. «Comme on dit: il manque juste l’équipe!», lance le promoteur.




