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Pour ses 25 ans de vie politique, Louis Plamondon invite la population
Lors de cet anniversaire, le député convie les gens pour une fête populaire au parc Regard-sur-le-Fleuve

Louis Plamondon en 1984, alors qu'il se présentait pour la première fois devant l'électorat de la circonscription fédérale qui s'appelait à l'époque Richelieu.
27 Août 2009 - Par Sébastien Lacroix - Toute la population de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour est invitée à une grande fête populaire qui se tiendra au Parc Regard-sur-le-Fleuve à Sorel-Tracy, le 4 septembre prochain, de 17h à 21h.
«Au départ, il y a un comité qui m’a approché pour célébrer mon 25e anniversaire de vie politique. J’ai refusé et j’ai décidé que c’est moi qui va organiser une fête pour remercier la population de m’avoir fait confiance pendant 25 ans», raconte le député Louis Plamondon qui a été élu pour la première fois le 4 septembre 1984, puis réélu à sept autres reprises, et ce, par des majorités imposantes de 17256 voix en moyenne.
La fête populaire du député promet de plaire aux personnes de tous les âges. Pour les enfants, il y aura des maquillages, une troupe d’amuseurs publics ainsi que six jeux gonflables géants. Pour les plus vieux, de 17h30 à 19h30, il y aura de la danse en ligne avec l’orchestre de Guy Rousseau et quatre musiciens. À 19h30, le groupe Les Mouches du Capitaine doit livrer un spectacle en plein air faisant la rétrospective des belles chansons québécoises.
Une courte cérémonie hommage à Louis Plamondon d’environ 10 à 15 minutes se tiendra à 20h30 avant qu’un gigantesque feu d’artifice au-dessus du fleuve St-Laurent, accompagné d’une trame sonore, viennent conclure l’événement.
Sur un air d'élection
Les festivités du 25e anniversaire de vie politique de Louis Plamondon se tiendront sur un air d’élection puisque les parties d’opposition attendent les recommandations du comité bi-partie sur la réforme de l’assurance-emploi.
«Nous allons voter selon les intérêts du Québec avec les conséquences que ça aura», avertit le président du caucus. Comme l’a fait valoir son chef Gilles Duceppe, de passage à Trois-Rivières la semaine dernière, les attentes du Bloc sont claires quant à la réforme de l’assurance-emploi. Les règles d’accès doivent être modifiées et le délai de carence éliminé.
«Nous recommençons à siéger le 14 septembre. La prochaine journée d’opposition aura lieu le 28 septembre et, dépendamment du vote, il pourrait y avoir des élections le 9 novembre. On se tient prêt et notre organisation est déjà en place», mentionne Louis Plamondon.
Un peu d'histoire
Même s’il a supporté le «OUI» au référendum de 1980, la carrière politique de Louis Plamondon a véritablement débuté le 4 septembre 1984 alors qu’il est élu député de Richelieu à la Chambre des communes du Canada, succédant au libéral Jean-Louis Leduc.
De 1984 à 1990, il siégera en tant que député progressiste-conservateur et critiquera à quelques reprises les décisions de son propre parti. Il sera toutefois un ardent partisan de l’Accord du Lac Meech proposé par Brian Mulroney.
Après l’échec de cette réforme constitutionnelle et après avoir déclaré que la souveraineté-association entre le Québec et le Canada serait «logique et raisonnable», il démissionne du caucus, en juin 1990.
Siégeant comme député indépendant quelques mois, il se rallie à Lucien Bouchard et quelques autres députés pour fonder le Bloc Québécois. C’est d’ailleurs Louis Plamondon qui a été président du comité organisateur du congrès de fondation du Bloc Québécois au Cégep de Sorel-Tracy, en 1991.
Au départ, le parti devait servir à négocier l’indépendance entre le Québec et le Canada.
Malgré l’échec du référendum de 1995, il a été élu aux élections fédérales de 1993, 1997, 2000, 2004, 2006 et 2008 en promettant de défendre les intérêts du Québec à Ottawa.
Sa dernière élection lui a d’ailleurs valu de présider l’ouverture de la Chambre des communes puisqu’il en était devenu le doyen.
Au cours de sa carrière, il a siégé sur toutes sortes de comités parlementaires et pris de nombreuses positions, dont sa vive opposition au projet de loi sur la clarté référendaire proposé par Stéphane Dion.
Il a aussi publié un livre de 88 pages intitulé «Le mythe Paul Martin», en 2003, dans lequel il accuse le Premier ministre de négligence envers les citoyens à faible revenu, de favoriser les intérêts du Canada anglais et de devenir un allié du président américain George W. Bush.




