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Les lock-outés du Journal de Montréal de passage à Sorel-Tracy
19 Juillet 2009 - Sébastien Lacroix - Plus de 200 lock-outés du Journal de Montréal étaient de passage à Sorel-Tracy, le 8 juillet dernier, dans le cadre de la campagne qu’ils mènent pour inviter la population à ne pas lire le quotidien de la rue Frontenac durant le conflit de travail, mais plutôt visiter le site Web RueFrontenac.com qui a été lancé par le Syndicat.
En plus de distribuer des feuillets d’information sur les enjeux de la négociation, quatre membres du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM-CSN) ont pris part à la course de 5 kilomètres du Festival de la gibelotte et ont été encouragés par leurs collègues qui ont été mis en lock-out le 24 janvier dernier par Pierre Karl Péladeau.
«Pour l'héritier de l'empire des communications, la reprise de la négociation n'est possible que si nous acceptons les 230 reculs qu'il tente de nous imposer, a déclaré Raynald Leblanc, président du STIJM-CSN, par voie de communiqué. Pour nous, il n'est absolument pas question d'accepter des conditions qui auraient pour effet de jeter à la rue près de 100 personnes, dont une majorité de femmes comptant près de 30 années de services, qui ont directement contribué à ériger l'empire Quebecor.»
Les négociations achoppent sur les 230 demandes de l’employeur puisqu’elles auraient pour effet d’éliminer une centaine de postes, favoriser la sous-traitance, réduire de 20% les avantages sociaux et diminuer les clauses professionnelles qui assurent la qualité de l’information et le respect des règles d’éthique journalistique.
Les 253 lock-outés disent vouloir assurer le droit du public à une information de qualité, crédible et aux sources diversifiées.
«Notre convention collective est un rempart aux pressions qui peuvent être exercées par la direction pour orienter le contenu rédactionnel, a dénoncé Raynald Leblanc. Avec son objectif de convergence illimitée, qui vise à limiter à une seule salle de rédaction les nouvelles provenant de toutes les publications et plateformes de Quebecor, c’est la qualité de l’information qui est menacée».




