Un jumelage entre Sorel-Tracy et Fort-Dauphin?
Un groupe de citoyens malgaches est à la recherche de citoyens de la région intéressés à promouvoir des échanges culturels entre Sorel-Tracy et Fort-Dauphin


Si 240 millions de dollars ont été nécessaires pour la réception des navires océaniques à l'usine de Rio Tinto Fer et Titane de Sorel-Tracy, ce sont 150 millions $US qui ont été nécessaires au quai en eau profonde de Fort-Dauphin pour pouvoir expédier le minerai.

19 Juillet 2009 - Sébastien Lacroix - Si la Municipalité Régionale de Comté (MRC) du Bas-Richelieu est jumelée avec la Communauté d’agglomération du Choletais (CAC) en France, depuis 2004, un groupe de citoyens malgaches est à la recherche de citoyens de la région qui seraient intéressés à promouvoir des échanges culturels entre Sorel-Tracy et Fort-Dauphin.

C’est après avoir lu le texte «Un premier bateau en provenance du Madagascar» publié dans notre édition du 17 au 30 juin, puis rediffusé sur soreltracyregion.net, que M. Hajarivony Andriamarofara a décidé de nous faire connaître son projet de jumelage entre les deux communautés.

«J’ai été impliqué dans la construction, au coût de 150millions$US, de l’infrastructure portuaire en eau profonde pour l’expédition de l’ilménite et du suivi du projet de Rio Tinto. Depuis le lancement de ce projet, avec quelques amis de Fort Dauphin, nous avons essayé d’initier une démarche pour favoriser le développement de relations plus étroites entre les deux localités qui se verront maintenant reliées une fois par mois, au-delà de la simple expédition de minerai», m’a-t-il écrit par courriel depuis Madagascar, un pays francophone d’Afrique situé dans l’océan Indien.

L’idée de jumelage proposée par M. Andriamarofara est le résultat de recherches qui lui ont permis de constater que les deux villes ont des origines semblables, dues au Cardinal de Richelieu. «Chacune trouve leur origine vers 1640 avec l’arrivée des missions mandatées par le cardinal», raconte-t-il.

Déjà, des démarches politiques ont été entreprises. Le maire de Fort-Dauphin, qui fait une recherche sur la Coopération internationale entre communes, a été informé de la démarche. «Je vais attendre l’avis du maire. Il commence à me proposer quelque chose», a-t-il sous-entendu.

Du côté de la Ville de Sorel-Tracy, une première lettre a été envoyée en 2006 par le groupe malgache. «Au cours de la même année, dans le cadre d’un déplacement au Canada, un citoyen de Fort-Dauphin est passé à Sorel pour initier les premiers contacts. Depuis, les contacts sont restés sans suite», dit Hajarivony. «C’est pour cette raison que nous souhaiterions d’abord prendre contact avec des citoyens qui, comme nous, sont intéressés à aller au-delà de la simple relation commerciale et à créer des relations nouvelles et durables entre les peuples, continue-t-il. Avant d’impliquer de nouveau les politiciens, nous voudrions approfondir l’idée, sonder quelques pistes et avoir une meilleure connaissance de la région de Sorel».

M. Andriamarofara invite d’ailleurs nos lecteurs à communiquer avec lui à hajarivony@gmail.com. Il a une foule d’informations à présenter sur la région d’Anosy. Il a aussi monté un document mettant en parallèle l’histoire de Sorel et de Fort-Dauphin.


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