Les Aciers Richelieu où l’excellence se nourrit au plaisir d’entreprendre

6 Mai 2008 - Louise Grégoire-Racicot - Gagner le Prix Joseph Simard de l’Excellence 2008 pour les Aciers Richelieu, nous a confié Jean Tremblay, c’est un grand honneur, oui, mais c’est surtout la mise en valeur du travail de l’équipe de 55 employés qui l’entourent et des deux partenaires – ses neveux - avec qui il entreprend désormais ses projets. Comme il met à l’honneur les clients qui font affaire avec l’entreprise.

Jean Tremblay ne s’attendait pas à recevoir un tel prix, lui qui avait déposé sa candidature pour la construction, l’an dernier, d’une bâtisse industrielle de 40 000 pieds carrés située rue Adélard-Boucher, dans le parc industriel de Sorel-Tracy en plus de la relocalisation de bureaux administratifs et l’achat de nouveaux systèmes informatiques. Ce qui lui permet, admet-il, de devancer la compétition dans les domaines de la coupe, du formage et du dessin.

«Désormais», dit-il fièrement, «les Aciers Richelieu possèdent près de 120 000 pieds carrés de superficie d’usine et une capacité de levage de près de 160 tonnes. Et les projets ne manquent pas», assure-t-il, «même si on n’est jamais certain des résultats. Aujourd’hui on est deux générations à la tête de l’entreprise et on contribue le meilleur des deux! »

L’entrepreneur a lancé sa première entreprise il y a maintenant 28 ans, après avoir quitté un emploi où pendant dix ans il a travaillé dans le même domaine.

Et le plaisir est toujours le même, dit-il : «Voir l’entreprise grandir, la relève se pointer et toutes ces familles reliées à l’entreprise - elle compte 55 employés – qui a atteint une belle taille, c’est satisfaisant. Le secret est de ne pas avoir tenté t de grandir trop vite mais d’avoir osé. D’avoir eu l’énergie pour le faire».

Pourtant, les marchés changent, dit-il. Avant, il recrutait ses clients dans la région. Maintenant, il dessert plus ailleurs. «Il a fallu se raffiner, continuer à progresser sans pertes, de façon compétitive, tout en sachant que les couts d’équipement et de main d’œuvre montaient. On a subi pendant presque 10 ans, les effets néfastes de la compétition avec les régions ressources. Quand nos compétiteurs recevaient ainsi des subventions qui représentaient 15 à 20% de leurs coûts, c’est certain que cela nous a fait perdre des clients qui ne sont par la suite jamais revenus même si depuis, le gouvernement s’est réveillé et a un peu changé les règles.»

Pourtant, dit-il la recette est simple : il faut avoir des profits à réinvestir. Et ceux qui n’investissent pas reculent vite. «Nous, on a toujours investi sans regret tout en allant chercher de nouveaux clients depuis 5 ans dans le Nord du Québec et dans l’Ouest canadien. »

Et il voit plus loin. En février 2007, l’entreprise a reçu la certification « U-Stamp », lui permettant de faire des affaires partout dans le monde.

«Chaque jour, on se demande comment faire plus et différemment parce qu’il n’y a jamais rien d’acquis. »

Il est toutefois confiant que le marché sera meilleur malgré les prévisions plus sombres et le fait que la compétition s’inquiète et est portée à «faire des ventes de feu».

Tant qu’il y aura du plaisir à faire le travail, il y restera, affirme-t-il : «Car rien n’est certain et le plaisir suscite toujours de nouveaux projets!»

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