![]() |
Selon Jean-Charles Caron, il a déjà été plus facile de se lancer en affaires
6 Mai 2008 - Louise Grégoire-Racicot - Jean-Charles Caron ne montait pas sur le podium du Gala du mérite économique pour la première fois. Il avait gagné, en 1997, avec Yves Ayotte, le Prix Joseph Simard en commerce. Voilà que cette année, c’est avec celui de l’entrepreneuriat, volet A qu’il est reparti. C,est l’entrepreneur qu’on saluait en lui. Celui des Automobiles J.C. Caron inc.Hyundai Sorel-Tracy.
Il y a maintenant 32 ans qu’il est en affaires, trouvant dans le Bas-Richelieu une région d’adoption qu’il ne quitterait plus. Et pour cause. Pour une cinquième année consécutive, son équipe s’est vu remettre, en 2007, le « Prix d’Excellence du Président » de Hyundai canada. Le concessionnaire fût également couronné « Premier au Canada », signe de la grande satisfaction de sa clientèle, de l’augmentation exceptionnelle de ses ventes et autres critères qui le classent parmi les quinze meilleurs au pays. Ajoutons à cela une nomination aux prix CADA, le prix le plus prestigieux de l’industrie.
En septembre dernier, il inaugurait de nouvelles installations ayant doublé la superficie de son bâtiment et quadruplé celle de son terrain.
«Peu importe la taille d’une entreprise, il faut constamment y mettre tous les efforts pour la faire grandir. Je crois que la mienne s’est démarquée par les efforts de tous les membres de mon équipe de 24 employés qui ont su persévérer et innover. Faire différemment est notre motivation. Et nous avons maintenant plus de 2000 clients actifs sur notre liste. Oui, c’est toujours plaisant de recevoir un prix qui souligne que notre succès continue, qu’il n’est pas un feu de paille.»
Mais il est venu au commerce automobile sur le tard. Après avoir acheté Les Ambulances Richelieu. Une décision prise tout jeune, alors qu’il était infirmier à Joliette et qui l’a amené à Sorel-Tracy. «Une décision prise en 15 jours et qui s’est jouée parce qu’un banquier m’avait fait confiance et avait accepté de me prêter 70 000$ alors que j’avais seulement 4000$ en poches», se rappelle-t-il. Il s’est ensuite départi de cette entreprise, a acheté l’école de conduite et développé un service d’appel qu’il possède toujours. Plus tard, il leur a ajouté une concession automobile.
Aujourd’hui, démarrer une entreprise demande tellement plus, reconnaît-il. Tout est basé sur le plan d’affaires. «Nous avons eu la chance de pouvoir avoir une concession automobile pour 100 000$. Aujourd’hui cela en coûte 1,5 M$».
Et, poursuit-il, arrivé au bon moment, il a, en quelque sorte, appris la gestion des affaires sur le tas, «en regardant autour de moi ceux qui réussissaient, comment ils s’y prenaient.»
Bien sûr, les temps ont changé, dit-il, mais on ne peut rien prendre pour acquis. Les clients changent aussi, leurs exigences s’expriment plus facilement. Ils sont peu disposés à attendre quelques jours pour avoir ce qu’ils veulent. «C’est comme cela dans tout. Le gardien de but Price est bon un jour; on l’applaudit. Il perd le lendemain, on ne le considère plus. On est dans une société de fast food. Du vite et bien. C’est comme cela. Pourtant nous, on a réussi à se maintenir parce qu’on prend le temps d’expliquer aux clients ce qui en est. On cherche à s’ajuster, autant que possible à ses besoins.»
Mais ce qui l’a aussi réjoui dans cette soirée, c’est de voir la relève qui monte avec ses projets propres et différents de ceux de ses prédécesseurs. «La fierté et le sourire de ceux qui poussent derrière nous, c’est vraiment beau et stimulant. De voir que pour arriver, ils sont prêt à mettre tout le temps qu’il faut, c’est un gage de succès.»




