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«À Sorel-Tracy, on construit», une campagne qui a pavé la voie!
6 Mai 2008 - Louise Grégoire-Racicot - C’est à une campagne de publicité - «À Sorel-Tracy, on construit!» - orchestrée de main de maître par Laurent Cournoyer, de Page Cournoyer, et la Ville de Sorel-Tracy, que le Prix Joseph Simard de l’intervenant économique à été remis cette année.
Car même si on ne peut mesurer exactement son impact, reconnaît son initiateur, on sait qu’il est bien présent.
Après une période léthargique grave au niveau de la construction domiciliaire sur son territoire, Sorel-Tracy a en effet voulu mettre sur pied une campagne publicitaire dont la mission était promouvoir la région et inciter les gens à la considérer dans leur choix de construction et de résidence.
«On avait un défi démographique important à relever et on a inscrit la relance de la construction dans une campagne plus large de fierté régionale», a rappelé le maire Marcel Robert en recevant le prix.
Dès 2005, rappelait pour sa part M. Cournoyer en entrevue, la semaine dernière, une dizaine de partenaires ont participé à cette première campagne publicitaire allant ainsi au-delà de leur promotion corporative.
Et les chiffres sont éloquents pour prouver que ses coups ont porté : depuis 2004, 838 mises en chantier ont été dénombrées, dont 238 pour l’année 2007 seulement. Et 50% des clients viennent de l’extérieur de la région, confirme-t-il.
Ainsi les partenaires avaient-ils misé sur la bonne stratégie : installer des panneaux publicitaires, produire un guide du constructeur et des brochures «Vivre à Sorel-Tracy», faire de la publicité sur les autobus, dans les médias locaux et nationaux et etre présent au Salon de l’habitation de Montréal, où l’an prochain, pour la deuxième année d’affilée, on doublera la superficie du kiosque sorelois.
Mais, admet-il, il dispose d’un argument de frappe : Sorel-Tracy a encore une banque de terrains intéressants mais surtout les coûts de construction y sont beaucoup plus bas qu’ailleurs- jusqu’à 50%, dit-il - et les nouvelles constructions bénéficient d’un congé de taxes de trois ans. De plus, on trouve à Sorel-Tracy une qualité de vie et de bons services, énumère-t-il.
Enfin il applaudit l’idée d’avoir doté cette campagne d’un site Internet ouvert dans le cadre de cette approche : on construit.ca, qui avait déjà été visité plus de 12 000 fois. «Mieux encore, cette année, en trois mois seulement, il a reçu 8000 visiteurs dont on sait d’où ils viennent – surtout de l’extérieur - et ce à quoi ils s’intéressent.»
La campagne 2008 est élargie, dit-il, non seulement à des promoteurs et constructeurs résidentiels mais à des fournisseurs de plus en plus nombreux.«On a réussi à mobiliser les troupes de la construction. Le guide de construction distribué est apprécié. On le retrouve à la ville et dans les caisses populaires, notre partenaire aussi. Bien sûr, la conjoncture nous aide. Mais des promoteurs réalisent aussi des projets et le marché est bon. La tendance s’est maintenue en 2007 et ça semble bien parti pour 2008 où on espère atteindre au moins les mêmes résultats que l’année précédente, compte tenu que ça ralentit ailleurs au Québec.»
Il trouve quand même étonnant, lui qui, pourtant, est de cette génération qui a largement apprivoisé Internet, de voir par exemple, note-t-il, combien de gens visitent, sur la grande toile, la banque des terrains sorelois et arrivent ici pour voir tel terrain plutôt que tel autre. «Ils savent alors exactement où il est situé, combien il se vend, comment il est desservi et sont pratiquement alors prêts à l’acheter et à s’y construire.»
Pour lui, cette campagne a encouragé les entreprises à découvrir les bons côtés de la synergie – ensemble, elles font plus que seules chacune de leur côté. «Notre défi est maintenant d’aller au-delà de la seule idée mercantile pour promouvoir notre région, un milieu où l’on retrouve une gamme imposante de services qu’on ne retrouve pas ailleurs dans les villes de même taille. Mais on s’organise pour que chacun des participants connaissent des retombées.»
Cette campagne en fut une pionnière, rajoute-t-il. «En 2004-2005, Sorel-Tracy était la seule à l’adopter. Maintenant d’autres villes - dont Laval et Cowansville - ont emboîté le pas. Ici, on cherche à se donner des moyens additionnels pour ouvrir encore plus largement les bras aux gens de l’extérieur. Et la ville continue d’offrir des crédits de taxes non négligeables sur les nouvelles constructions. Ce qui ajoute aux attraits du milieu. Mais toujours, il faut trouver des éléments nouveaux et arguments de vente qui nous garderont à l’avant-scène et nourriront notre secteur de la construction», conclut-il.




