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Association canadienne de la santé mentale : une semaine pour se prémunir contre le stress
6 Mai 2008 - Louise Grégoire-Racicot - La santé mentale, rappelle l’Association canadienne de la santé mentale , «c’est être capable d’aimer la vie, de réussir à mettre ses aptitudes à profits et atteindre ses objectifs, entretenir des relations avec les autres et en éprouver du plaisir; se sentir suffisamment en confiance pour s’adapter à une situation a laquelle on ne peut rien changer; développer des stratégies pour faire face au stress surtout en milieu de travail, être capable de demander du soutien au besoin, découvrir les loisirs qui nous plaisent et trouver du temps pour s’y adonner.»
Une liste qui n’est pas exhaustive mais accessible à tous pour mieux contrôler le stress. Bien sûr, il y a des trucs, des conseils, des thérapies qui existent pour aider les individus à diminuer le stress dans leur quotidien, mais encore faut-il réaliser les sources de ce stress avant de pouvoir agir sur lui.
Plusieurs sont à portée de la main comme marcher, respirer profondément, chanter, écrire, échanger, se consacrer à un loisir, prendre le temps de rêver, de rigoler, être disponible pour soi et pour les autres et…s’accepter dans les moments difficiles. «Tout le monde a une montre mais personne n’a le temps» a écrit Jean-Louis Servan Shreiber dans un de ses livres, L’art du temps. «Donne votre montre et prenez votre temps» poursuit-il.
Le Dr Hans Selye fut un des premiers chercheurs québécois à découvrir le stress, à ses effets productifs et dévastateurs. Dans un livre qui a laissé sa trace, Stress sans détresse. il montrait comment le stress est une réponse faite par le corps et l’esprit à toute demande qui lui est faite, pour qu’il s’adapte. Il a écrit ce livre avant qu’on ne relie aussi systématiquement le stress à toutes sortes de maladies. Mais maintenant qu’on sait, affirme la Société canadienne pour la santé mentale, il faut agir.
Il y a donc des moments où le stress est bon : il aide à produire. Mais d’autres où il inhibe ou angoisse. Et ce à tout âge. Chose certaine, il y a toujours un événement déclencheur. Et personne n’est à l’abri du stress destructeur!
À l’école, la source peut être un examen, une compétition importante ou tout simplement chercher à exceller, des rapports avec des personnes en autorité, des activités d’apprentissage plus difficiles, parler devant les autres, vivre une situation de violence. À la maison , la séparation des parents, les conflits avec eux portent aussi leur lot de stress.
Les gens de tout âge peuvent aussi stresser à cause de l’environnement où ils se trouvent : chaleur, bruit, froid, temps les incommodent. Ou ils peuvent subir des stress physiologique à cause de maladie, d’accident, d’insomnie. Chez les plus vieux, dont plusieurs doivent apprivoiser la retraite, la vente de la maison familiale et le déménagement qui s’ensuit, le décès d’un conjoint, l’apparition de nouvelles maladies sont des facteurs qui le multiplient.
Enfin des événements comme un divorce, la mort d’un ami ou d’un proche, un déménagement, un travail exigeant, la perte d’un emploi peuvent aussi être des éléments perturbateurs importants.
Il est essentiel de réaliser quand on est stressé et pourquoi, si cela est possible. Et si on ne peut le faire seul, heureusement un regroupement comme l’Association canadienne de la santé mentale – elle a une filiale à Sorel-Tracy (450.746.1497) - peut certes aider à circonscrire la situation puis à trouver avec vous des moyens de «décompresser»
Pas étonnant qu’on ait institué depuis plusieurs années déjà la Semaine antistress qui se déroule du 5 au 11 mai, au cours de laquelle l’association sensibilise à l’importance de prendre soin de sa santé mentale. .Mais elle croit aussi qu’il faut agir à tous les niveaux. Personnellement mais aussi en société pour diffuser l’information essentielle à combattre ce fléau accentué par le rythme de vie que l’on s’impose.




