Des jeunes de Katimavik laissent une trace sur les berges de Sorel-Tracy

10 Mai 2008 - Stéphanie Guévremont - Pour souligner le 30e anniversaire de Katimavik et sa dernière année à Sorel, les neuf jeunes du programme, présents dans la ville depuis mars denier, planteront quelques centaines d’arbres à la Maison des Gouverneurs. En collaboration avec la Ville de Sorel-Tracy, la Corporation soreloise du patrimoine régional et la Porte du Passant, Katimavik invite toute la population à se joindre à eux et à planter son propre arbre.

C’est pour solidifier les berges de la rivière Richelieu qui longent le site de la Maison des Gouverneurs et ainsi prévenir l’affaiblissement du sol, qu’ils ont choisi ce lieu. Ce projet rejoint l’optique de la ville qui ne souhaite pas seulement initier, mais soutenir des projets, explique le maire Marcel Robert qui ne tarit pas d’éloges quant à la présence de Katimavik à Sorel-Tracy. «Chaque année, les jeunes de Katimavik se sont largement impliqués dans tous les domaines. C’est fantastique d’être dans une communauté aussi éloignée.» Tant pour eux que pour ceux qui les côtoient. «C’est une opportunité réciproque pour toutes les communautés qui participent au programme.»

Parlant d’opportunité, Jean-Claude Lavoie, Emma Schmitz, Ella Chisvin et Elyse Cooney, les quatre jeunes présents au dévoilement du projet, disent en voir eu toute une avec Katimavik. Le programme national gouvernemental créé en 1977, donne la possibilité à des jeunes de 17 à 21 ans de voyager à travers le Canada et de vivre dans trois communautés anglophones et francophones pour une durée totale de neuf mois.

Au total, les participants effectuent en moyenne 900 heures de travail pour trois dollars par jour. «C’est difficile au début, mais de toute façon, on n’aurait pas le temps de dépenser de l’argent!», raconte Elyse en anglais. Pour eux ce n’est pas l’essentiel. Le transport, l’hébergement et la nourriture sont payés, alors ça va, de dire les participants.

Ce qui peut parfois devenir problématique c’est le manque d’espace. Alors que la plupart des maisons n’abritent que quatre personnes, les neuf participants et le superviseur doivent se partager un espace restreint. «C’est dur de ne pas avoir d’espace personnel», confie Emma. Heureusement, pendant deux semaines par séjour dans une communauté, les participants sont logés chez une famille et ils attendent cela avec impatience. «C’est un bon moment, on a de l’espace, la famille nous apprend des choses nouvelles et ça élimine les tensions au sein du groupe», explique Elyse.

Le temps passé avec leur famille d’accueil n’est pas sans rappeler celle qui les attend à Kewlona ou Toronto. Elyse vient de Colombie-Britannique et n’a pas vu sa famille depuis octobre. «C’est vraiment difficile, mais le plus dur a été de passer Noël sans eux», explique-t-elle.

Néanmoins, tous s’entendent pour dire que Katimavik vaut le détour. Venus de Chicoutimi, les parents de Jean-Claude ont remarqué chez leur fils de grands changements. «Ils m’ont trouvé grandi.» Emma, candidate de Cobourh en Ontario se prédisait un avenir de maquilleuse professionnelle, mais depuis qu’elle travaille à l’école Martel avec des petits de la maternelle, la jeune fille se voit dans un tout autre uniforme. «Je veux devenir professeur.» Même son de cloche chez Elyse qui souhaite également enseigner. «Katimavik m’a aidée à choisir ma carrière.»

Et si c’était à refaire ? Sans aucune hésitation, les quatre jeunes repartiraient à l’aventure. Pour Ella, c’est un challenge. Pour Elyse, « une expérience de vie, de leadership et d’apprentissage unique». Pour Emma, c’est se faire de nouveaux amis et pour Jean-Claude, c’est parcourir le Canada. Mais tous s’entendent pour dire que l’école n’aurait jamais pu leur en faire vivre autant.

Retour Imprimer



Google
 
Web soreltracyregion.net

8 personnes connectées sur le site
Cette page a été lue 26 fois.