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Les rudiments de la courtoisie au volant d’une auto-école
10 Mai 2008 - Joey Olivier - «à l’arrêt, immobilise complètement ton véhicule. Si tu n’es pas certaine que l’autre automobiliste est arrivé avant toi, fais-lui signe de passer. N’oublie pas ton clignotant et tes angles morts. Attention ici, il faut bien surveiller la présence de piétons.» Cette voix n’est pas celle de votre conscience, mais de Jean-Charles Bernier, instructeur de conduite, lors d’une leçon avec Roxan, 16 ans.
Une petite excursion à bord d’une auto-école suffit pour mesurer la patience d’une personne derrière le volant. «Habituellement, dit M. Bernier, les gens respectent notre voiture, mais certains automobilistes nous coupent dans une zone interdite, nous collent ou nous klaxonnent.» Couper la voie à un autre véhicule, suivre de trop près, ne pas signaler ses intentions, s’arrêter partiellement aux panneaux d’arrêt ou zigzaguer dans la circulation ne sont que quelques exemples des manques de courtoisie au volant que l’on voit fréquemment sur nos routes.
Si tous les conducteurs se rappelaient les simples règles de conduite, la Sûreté du Québec et la Société d’assurance automobile du Québec n’auraient pas besoin d’organiser une quatrième campagne de sensibilisation «Prudence et courtoisie, partageons la route».
Au Québec, les cours de conduite ne sont plus obligatoires depuis le 30 juin 1999. Selon les chiffres de la SAAQ, le nombre d’accidents est passé de 32 260, en 1999, à 36 797, en 2006. Le nombre d’accidents mortels a cependant diminué (676 accidents en 1999 à 661 en 2006). «On disait à l’époque que les cours n’avaient pas d’influence sur le comportement d’une personne. En septembre, les cours devraient inclure une partie concernant le comportement», affirme l’instructeur. Actuellement, les cours comprennent douze heures de théorie et de pratique. Roxan Cournoyer a choisi de suivre le cours même s’il n’était pas obligatoire. «Je préfère être encadrée par un professionnel», dit-elle.
La courtoisie au volant, c’est aussi faire preuve de savoir-vivre sur la route en cas d’accrochage. Certains automobilistes refusent cependant d’assumer leur responsabilité. En 2007, la Sûreté du Québec a rapporté 296 délits de fuite survenus sur le territoire du Bas-Richelieu. «La courtoisie est un ensemble de petits gestes qui rendent la vie plus agréable à chacun», indique le sergent François Monetta, sergent de la Sûreté du Québec du Bas-Richelieu.
Les parents ont aussi une influence sur le comportement d’un jeune conducteur. «Ce ne sont pas seulement les jeunes de 20 ans qui commettent des erreurs. Les parents ont une grande part de responsabilité. Par exemple, il m’est déjà arrivé d’enseigner des techniques à un élève qui ont ensuite été déconstruites par le parent», conclut Jean-Charles Bernier de l’École de conduite Bouvier.




