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Un sursis continuel
2 Février 2006 - Lorsque je lis dans le journal qu’un accident de la route a été causé par un chauffard, je ne peux m’empêcher de penser que ça pourrait bientôt m’arriver à moi. Je sais très bien que l’alcool et la route ne font pas un bon mélange. Mais lorsque je consomme ma façon de penser change radicalement. Personne ne peut me convaincre que j’ai trop bu pour conduire.
Il m’arrive d’oublier totalement la fin de soirée lorsque je consomme exagérément. Il y a des matins, je procède à l’inspection de mon auto pour m’assurer qu’il ne m’est rien arrivé sur le chemin du retour. Je ne me souviens même pas du parcours que j’ai emprunté.
Je connais les conséquences très graves d’un accident de la route en état d’ébriété mais je suis incapable de prendre une décision logique lorsque je bois.
Comme je suis incapable de ne pas boire, je vis presque constamment dans la crainte qu’un jour mon tour viendra. Évidemment, plus ma consommation augmente, moins je suis torturé. Plus j’oublie que l’irréparable me guette. Je m’efforce de diminuer le nombre de consommation sans succès. Je suis continuellement en sursis. Il me faudrait une force plus grande que ma volonté. Dois-je attendre d’avoir frappé quelqu’un pour que ma soif diminue?
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