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Accélération de la réingénierie de l’État

31 Mars 2004 - « Les crédits déposés aujourd’hui par le gouvernement Charest annoncent des temps difficiles pour les services publics et une accélération de la réingénierie de l’État qui n’est en fait qu’une vaste campagne de compressions budgétaires », a déclaré le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor, de fonction publique et de réingénierie de l’État, M. Sylvain Simard.
Le livre des crédits prévoit en effet des coupures massives dans certains programmes et ministères, mais ne prévoit rien pour l’équité et les négociations salariales. L’augmentation des dépenses en éducation est inférieure à la seule augmentation des coûts de main-d’œuvre et l’investissement en santé est inférieur de 1,3 MM$ aux promesses libérales.
« Les coupures en région se poursuivent et s’accélèrent. La castration de la SGF et des sociétés Innovatech, couplées aux baisses radicales des dépenses des ministères régionaux amèneront de nombreuses pertes d’emplois en région. Le développement économique régional est l’un des secteurs qui sort le plus mal en point de l’exercice budgétaire libéral avec une baisse de 279 M$, dont 40 M$ dans les programmes d’aide aux entreprises », a ajouté le porte parole.
Le ministère de l’Environnement voit son budget amputé de 8 %, alors qu’il doit pourtant veiller au respect du protocole de Kyoto et relever les nombreux défis environnementaux auxquels il fait face. Les nouvelles mesures d’aide à la famille sont en grande partie financées à même l’abolition de crédits d’impôt antérieurs et ne compensent même pas les hausses de tarifs de la dernière année. La baisse des crédits au ministère de l’Emploi démontre que les mesures de lutte contre la pauvreté sont bel et bien financées par les bénéficiaires.
L’augmentation des crédits en éducation n’est que de 308 M$, alors que les augmentations des coûts de main-d’œuvre excèdent à elles seules 340 M$. L’aide financière aux étudiants est amputée de 92 M$, les universités ne voient pas un sou des 375 M$ requis afin d’atteindre le niveau des autres provinces canadiennes et les budgets des cégeps stagnent avec une augmentation inférieure aux coûts de système.
« Mais c’est en santé que la déception est la plus forte. Après l’engagement central de la dernière campagne électorale, le refus du gouvernement Charest de réinvestir 2,2 MM$ en santé est la démonstration la plus évidente de l’imposture d’un cadre financier construit sur des hypothèses de transferts fédéraux inexistants. Les patients sur les listes d’attente ainsi que ceux et celles qui vont se retrouver dans des urgences bondées se rappelleront des promesses inconsidérées du Parti libéral », a poursuivi M. Simard.
Les artistes et le monde de la culture devront quant à eux se nourrir de phrases creuses cette année puisque les budgets réels des organismes d’aide sont à toutes fins utiles gelés et que le budget de fonctionnement est en baisse.
L’équilibre budgétaire est atteint en liquidant 880 M$ d’actifs, dont une partie du parc immobilier, ce qui annonce des augmentations de coûts pour toutes les années à venir.
« En résumé, la réingénierie libérale assènera des coupes sombres dans tous les services aux citoyens. Le Parti libéral poursuit son œuvre de destruction de l’État québécois sans aucune autre solution envisagée que le recours au privé, des mesures de financement à court terme par la vente d’actifs et une absence totale de vision au niveau de l’éducation, de la santé et du développement économique », a conclu M. Simard.
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SOURCES : Renée-Claude Boivin
Attachée de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
(418) 643-2743
Sylvain Rochon
Attaché politique
Bureau du député de Richelieu
(450) 742-3781














