Notre système de santé est malade : que faire ?

25 Novembre 2008 - La population vieillit et le système de santé ne suffit plus à la tâche. Le temps d’attente pour les chirurgies est devenu scandaleux ce qui fait que plusieurs préfèrent payer et aller dans des cliniques privées ; en effet, les dépenses au privé en santé ont passé de 37% à 55% des dépenses totales entre 1980 et 2005. D’ailleurs, le rapport annuel 2006-2007 sur l’application de la Loi canadienne sur la santé mentionne : «L'accès privilégié et les frais imposés aux personnes assurées dans des cliniques de chirurgie privées au Québec (.) suscitent des inquiétudes.»

La population de Sorel-Tracy est encore plus fragile face à la maladie puisque selon Statistiques Canada, la population est beaucoup plus âgée ici que dans l’ensemble du Québec. De plus, les coûts des médicaments sont devenus exorbitants et les frais d’assurance augmentent sans cesse.

J’entends souvent des travailleuses et des travailleurs du milieu hospitalier de la région me dire : «On ne peut pas avoir des emplois à temps plein à Sorel-Tracy, alors on va travailler dans les hôpitaux de Longueuil où les conditions de travail sont meilleures.» D’autres n’en peuvent plus d’être obligés de faire du temps supplémentaire. Bref, alors que nos besoins en santé dans le comté de Richelieu ne cessent de grandir, nous avons plus de personnel à statut précaire ; un véritable non-sens. Il faudrait plutôt adopter des mesures qui favorisent la stabilité de l’emploi du personnel infirmier.

Que faire ? Québec solidaire propose de mettre en place l’organisme Pharma-Québec pour nous donner le contrôle du prix des médicaments afin de diminuer les dépenses; en Nouvelle-Zélande, une démarche semblable a permis d’en diminuer le coût de 60%. De plus, Québec solidaire propose de consacrer 5% du budget de la santé à la prévention ; cela permettrait d’assurer plus de soins à leur domicile pour les personnes âgées et indirectement, libérerait des lits dans les hôpitaux. L’allocation de plus de 900 millions $ pour l’augmentation de salaire des médecins spécialistes devrait servir en priorité à la formation des médecins étrangers. Enfin, on négocierait un nouveau contrat de travail avec les travailleurs du secteur public afin de leur garantir une meilleure stabilité d’emploi et une rémunération qui protège leur pouvoir d’achat. Ce sont là des façons de faire originales pour réorganiser notre système de santé afin de garantir des soins de qualité pour tous.

Paul Martin, candidat de Québec solidaire.

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