![]() |
Le décrochage scolaire : quoi faire ?

18 Novembre 2008 - À la Commission scolaire de Sorel-Tracy, le taux de diplomation en cinq ans est de 11%1 inférieur à l’ensemble du Québec. Pire, pour les garçons seulement, ce taux se situe à 14% sous la moyenne du Québec.
Cette situation affecte directement notre économie puisque la plupart des emplois exigent une qualification minimale d’un diplôme d’études secondaires ou d’un diplôme d’études professionnelles. De plus, plusieurs techniciens et ingénieurs prendront leur retraite dans un avenir rapproché et il est prévu que la relève ne sera pas au rendez-vous à moins d’un changement majeur des choses.
Qu’est-ce qui peut expliquer cette situation particulière pour Sorel-Tracy ? Toute proportion gardée, il y a beaucoup plus de jeunes ici qui sont affectés par un problème de coordination visuelle, une sorte de dyslexie légère qui cause de graves problèmes de lecture, un facteur d’échec. Il y a aussi des classes trop nombreuses et des lacunes dans la disponibilité du matériel scolaire; en effet, dans certaines classes du secondaire il y a des élèves qui n’ont même pas de pupitre et d’autres qui n’ont pas de manuel pour apporter chez eux. Enfin, les enseignants décrochent aussi tant leur tâche est lourde et leur statut précaire.
Quoi faire ? Québec solidaire propose : de réduire le nombre d’élèves par classe au primaire et au secondaire en embauchant plus d’enseignants, de dépister les troubles d’apprentissage et de faire le suivi nécessaire en embauchant plus de professionnels et enfin, de négocier sérieusement un nouveau contrat de travail avec les travailleurs du secteur public afin de leur garantir une meilleure stabilité d’emploi et une rémunération qui protège leur pouvoir d’achat. Ce sont là des investissements urgents et inévitables pour corriger la situation.
Paul Martin, candidat de Québec solidaire. Pour information : richelieu@quebecsolidaire.net














