Enfouir les déchets ou les composter coûte à peu près le même prix!

2 Septembre 2008 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Il n’en coûtera pas moins cher pour disposer des déchets même si on enfouit désormais les déchets putrescibles que Conporec, avant sa fermeture décrétée il y a quelques semaines, compostait. L’entente conclue récemment entre la firme EBI et la MRC du Bas-Richelieu pour la cueillette et la disposition des déchets domestiques dans les huit municipalités qui faisaient auparavant affaires avec Conporec, coûtera en moyenne 179,69$ par porte alors que la MRC versait à Conporec 182,32 $ par porte. Quelques dizaines de dollars de plus que les frais déboursés par les municipalités qui ne participaient pas à ce service.

Perte d’une ristourne de 124 000$

Et même si, à première vue, il semble y avoir une légère économie de 2,63$ par porte desservie, ce n’est guère le cas. Puisque la cessation du contrat avec Conporec met aussi fin à un programme gouvernemental qui accordait à la MRC une ristourne de la TVQ qui n’a plus cours parce qu’abolie depuis 1996. Mais qui, parce que la MRC et Conporec étaient déjà liées par un contrat autorisé de 20 ans préalable à l’abolition de la ristourne, a été maintenue. Elle rapportait annuellement quelque 124 242 $.

Voilà une ristourne à laquelle la région n’aura désormais plus droit, nous expliquait le directeur général de l’organisme, Denis Boisvert, en précisant que le contrat alloué, sans appel d’offres, à EBI - un sous-traitant de Conporec qui desservait déjà le territoire, le connaissant à fond - ne vaut que pour deux mois.

«C’est ce qu’on appelle une mesure d’urgence prise, comme la loi le permet et l’encadre, pour assurer sans interruption la collecte et la disposition des déchets. Nous avons choisi EBI parce que cette firme est déjà présente sur notre territoire. Elle en connaît les routes et a pu assurer le service en continuité et sans accroc ou diminution de services qui sont ainsi maintenus: collectes régulières et sélectives, celles des encombrants, enfouissement des putrescibles et traitement des matières recyclables.»

Mais le service pour ces deux mois est aussi coûteux du fait, a-t-il ajouté, que ce sont les deux mois de l’année où on produit le plus de déchets. La MRC n’a pu ainsi bénéficier aisément de moyenne annuelle des coûts. «Mais ces deux mois nous permettrons de préparer le devis nécessaire à aller en appel d’offres en bonne et due forme pour octroyer un contrat d’un an ou 18 mois. Cette période nous permettra ensuite d’évaluer l’ensemble des offres de service possibles pour poursuivre un traitement plus complet des déchets. Car les maires des municipalités touchées par la fermeture de Conporec tiennent à demeurer à l’avant-garde en matière de gestion des matières résiduelles, eux qui étaient fiers de permettre la valorisation de plus de 60% des déchets produits sur leur territoire. Un objectif dont ils ne veulent démordre», a-t-il rappelé.

Comme il a précisé que son organisme sera ouvert à toute proposition qui lui permettra de demeurer un leader en matière de valorisation des déchets domestiques. Ainsi est-il à la recherche de technologies éprouvées. Comme il n’exclut pas l’idée d’être autre chose qu’un simple client dans un contrat à venir qu’il souhaite aussi pour une longue durée. Une chose est certaine, l’expérience passée avec Conporec éclairera sûrement les maires sur leurs exigences et le contenu de la proposition qu’ils accepteront!

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