La maison neuve, la nouvelle quête de plusieurs jeunes familles

30 Août 2008 - La Voix - Stéphanie Guévremont (Collaboration spéciale) - Le marché de la construction a été en effervescence toute la belle saison dans la région et les maisons neuves ont attiré jeunes et moins jeunes. Julie Poirier, 26 ans, vient d’acquérir avec son conjoint sa maison de rêve, alors que le couple Thibault-Deschamps célèbre la retraite avec une énième résidence neuve.

Pour Julie Poirier, le rêve s’est réalisé en juin dernier lorsque sa fille, son conjoint et elle, ont enfin emménagé dans leur première maison et pas n’importe laquelle, celle qu’ils ont choisie selon leurs goûts. «C’est un véritable coup de cœur.» Mais la quête ne fut pas sans peine.

C’est sans conteste le plus gros achat de leur vie. «Nous avions planifié le transfert, mais il y a tout de même un stress quand on passe d’un paiement de logement à un paiement de maison», de dire Julie Poirier. Pour élever une famille rien de mieux. «Maintenant, on a une cour où notre fille peut courir, on lui a installé une balançoire. Cela aurait été impossible en appartement.»

Le couple a magasiné sur le marché des maisons usagées pendant plus d’un an sans succès. «Aucune maison ne nous plaisait vraiment», se souvient Julie. Puis le couple se rend à l’évidence: les habitations usagées sont presque aussi onéreuses que les nouvelles constructions. «Les maisons usagées ont toujours besoin de rénovation. Si on calcule la différence ça revient au même prix», explique la jeune maman.

Même son de cloche chez Jacinthe Thibault qui a déménagé ses pénates de La Prairie, près de Brossard, où ils vivaient en condo pour s’établir à Sorel-Tracy. «On détestait vivre en condo, on ne se sent pas chez soi et on a eu beaucoup de problèmes avec la bâtisse.» Mais de toute façon, la jeune retraitée n’a d’yeux que pour les constructions neuves. «J’ai toujours habité des maisons neuves. J’aime être chez moi.»

Pour s’offrir une telle habitation le couple n’avait d’autres choix que de s’éloigner de la Rive-Sud et de Montréal. «Près de Brossard, une maison comme la nôtre aurait coûté 100 000$ de plus et je suis prudent», affirme Gérard Deschamps. Le couple a aussi été alléché par le congé de taxe de trois ans offert par la ville. «C’est évident que le prix est un élément important, on n’aurait jamais trouvé une maison comme ça ailleurs», souligne Mme Thibault.

La première option du couple consistait à acheter une maison préfabriquée, mais impossible de dénicher un terrain. «En ville, tous les terrains appartiennent à des promoteurs immobiliers», explique l’homme de la maison. Il était hors de question pour eux de déménager en campagne. «Je voulais être près de tous les services, même si les terrains coûtent plus cher pour une plus petite superficie.»

Ils se sont donc tournés vers un groupe de promoteurs à qui ils ont soumis leur maquette tant désirée. «On a pratiquement copié le plan de la maison préfabriquée que l’on voulait et finalement on a ce qu’on voulait.» Julie Poirier et son conjoint, eux, ont choisi les constructeurs avant la maison. «On avait entièrement confiance en eux, alors on a choisi le quartier où ils construisaient.»

La jeune maman se rappelle que la construction ne fut toutefois pas de tous repos. «Il fallait beaucoup d’organisation et venir souvent sur le chantier pour suivre l’évolution et s’assurer que tout est à notre goût.» Heureusement, la jeune maman était en congé de maternité et pouvait se permettre de mettre la main à la pâte. «Il a fallu tout décoré, c’est du travail!»

Jacinthe Thibeault a pris le chemin le plus court. «J’ai la même décoratrice depuis des années et elle fait un excellent travail!» La dame s’est également offert de nouveaux meubles et électroménagers. «Nouvelle maison, nouveau départ!»

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