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Encore beaucoup de clients pour les projets domiciliaires
30 Août 2008 - La Voix - Joey Olivier - Contrairement à ce qu’on pouvait s’attendre, le marché de la construction ne s’est pas effondré. Malgré le ralentissement économique et des prévisions à la baisse, la tendance est encore à la maison neuve à Sorel-Tracy.
Les terrains se vendent bien et plus d’une dizaine de projets domiciliaires sont en cours à l’heure actuelle. De janvier à juin, on compte 112 mises en chantier, soit huit de plus qu’à pareille date l’an dernier. «De façon générale, c’est une bonne année. Il y a encore de l’effervescence», dit Gilles Simard, promoteur des Boisés d’Angoulême.
À titre d’exemple, sur 70 terrains vendus dans le secteur Tracy depuis trois ans, une soixantaine de constructions sont commencées ou achevées. Le secteur Sorel est très actif cette année, surtout dans les quartiers entourant les Promenades de Sorel. «Les gens qui désirent être prêts de la ville iront vers la rue de Ramezay tandis que les autres choisiront la rue de la Sapinière», explique Gaston Bibeau, promoteur du Groupe HLT.
Certains acheteurs préfèrent faire cavalier seul. C'est le cas d'Alexandre Poirier, 22 ans, employé chez QIT-Fer et titane, qui vient d'acheter un terrain. «Le prix des terrains monte toujours et je pouvais acheter tout de suite.»
D’ici deux ou trois ans, Alexandre qui habite toujours la résidence familiale compte y construire sa propre maison. «J’ai fait faire des plans sur Internet, je suis prêt», dit-il. Il est prêt à payer plus cher pour avoir une maison sur mesure. «Je vais participer aux travaux le plus possible en contractant moi-même. Je veux choisir les constructeurs.»
Il a choisi un emplacement un peu éloigné de la ville pour éviter de faire affaire avec des promoteurs. «Lorsqu’on achète un terrain parmi ceux d’un promoteur, il faut se construire en moins d’un an.» En plus de profiter d’un laps de temps indéfini, Alexandre Poirier a déniché un grand terrain à un coût deux fois moins élevé qu’en ville.
La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) prévoit qu'au Québec, les mises en chantier reculeront de 4%, en 2008, et de 1,9% en 2009. «Depuis le début de l’année, nous avons senti un certain ralentissement, mais la construction est faite de haut et de bas. La situation est moins pire que je pensais», ajoute M. Bibeau. Entre 2005 et 2007, plus de 700 mises en chantier ont été réalisées à Sorel-Tracy.














