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Scout un jour, scout toujours !
1 Juillet 2008 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Le 17 août, le groupe scout Pierre de Saurel célébrera ses 75 ans d’existence dans le Bas-Richelieu. Il le fera à l'occasion de retrouvailles tant avec les anciens qu'avec les membres actuellement actifs du mouvement à la Colonie de vacances des Grèves de Contrecoeur, à compter de 14 heures..
Tous ceux qui font ou ont fait du scoutisme sont conviés à cette fête dont la présidence a été confiée à trois artisans du mouvement d«ns la région : Suzanne Gendron qui a fondé une troupe de Jeannette à Saint-Jean Bosco en 1959, Marc Sarkis qui en 1984 a fondé la meute de louveteaux du premier groupe Pierre de Sorel et Jean-Marc Beaudet encore Père Loup.
Aujourd’hui les unités réunissent tant des garçons que des filles animés par des adultes des deux sexes. Et le mouvement perpétue l’ambition qui l,a toujours habité : développer la personne tant physiquement, spirituellement, socialement qu'affectivement. Et c'est à travers le jeu que le jeune est appelé à s'améliorer, à progresser par rapport à lui-même et non en compétition avec les autres. Cela lui demande de la discipline, chose qu'il n'a pas toujours.
Malgré ses fondements, le mouvement n'a plus la popularité qu'il a connue au début des années 80 alors qu’il regroupait quelque 450 jeunes dans cinq groupes différents. Aujourd’hui il en réunit 70 que 25 adultes encadrent. « On a beaucoup identifié le scoutisme à la religion. Il s’est implanté avec l’appui du clergé et les paroisses fournissaient les locaux. Comme la religion est désormais plus banalisée, il en est de même du mouvement scout. Il faut dire aussi que les jeunes ont changé. Il n'aime plus porter l'uniforme. Ils sont plus aguerris au jeu électronique et à Internet qu’à l'importance de faire des nœuds ou du camping sous la tente», dit Mme Diab qui préside le conseil d’administration du groupe.
«Quand on a fondé les Jeannettes, il y avait plein de jeunes qui n'allaient jamais en vacances. Ce qui faisait l'attrait du mouvement» se rappelle Suzanne Gendron.
Fondamentalement, le scoutisme est demeuré le même. Fait toujours place à la bonne action, la B.A. quotidienne. Il veut transmettre l’importance de servir les autres, de remplir son devoir envers soi-même, envers Dieu et les autres. Mais tout se fait à travers le jeu, dit Mme Diab. À cet égard, la méthode des louveteaux n'a pas changé et les Jeannettes qui se sont jointes aux louveteaux vivent selon la même thématique basée sur l'histoire de la Jungle de Mowgli, l'enfant trouvé et élevé par la meute.
«Si les Jeannette sont disparues du diocèse, c'est qu’au Canada on n’a pas pu, comme en Angleterre, trouver suffisamment d'animatrices pour animer les unités de filles. Comme les Anglais, fidèles à la tradition énoncée par Baden-Powell, ne permettaient pas l'animation des groupes de filles par des hommes ni l'animation des jeunes garçons par des femmes, le scoutisme canadien a dû se renouveler en tenant compte des effectifs animateurs disponibles. D’ailleurs nous croyions qu’il était sain que des couples par exemple animent des groupes.» souligne M. Beaudet.
Reste que les animateurs ont toujours ce même plaisir renouvelé de travailler avec les jeunes. Ce qui alimente leur engagement dans le mouvement.
Des différences
Marl Sarkis, quant à lui, se rappelle comment le scoutisme vécu en Amérique était différent de celui qu'il a connu dans les années 30 en Égypte. «En fait, toute l'approche scoute en était une de recherche de l'autonomie des jeunes. Là-bas on enseignait aux jeunes aussi bien la musique que la couture et tout ce que les jeunes devaient savoir faire quand ils vivaient loin de leurs parents. En Amérique, le scoutisme était différent, plus axé sur le jeu pris en charge par l’église alors qu’en Europe c’était l’État qui s’en occupait et comblait ses besoins matériels. Mais toujours, il est une école qui permet de découvrir comment aider le prochain, comment respecter la vie et la nature. Comment penser aux autres.»
Et pour motiver les jeunes à avancer dans leurs connaissances dans leurs attitudes, le scoutisme canadien a conservé le système de distribution des badges au mérite qui sanctionnent des progrès qui sont faits, les défis qui sont relevés par rapport à eux-mêmes.
Visiblement, ces personnes engagés parlent du scoutisme avec tellement d’enthousiasme, le voyant comme une école de vie qu’on peut dire d’eux, sans se tromper, «Scout un jour, scout toujours!»














