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Des pompiers en meilleure forme physique!
24 Juin 2008 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Être pompier à temps partiel au sein du Service de sécurité incendie (SSI) de Sorel-Tracy est de plus en plus exigeant car les dirigeants ne laissent rien au hasard. Pas question pour ces soldats du feu de se retrouver au combat sans avoir les munitions nécessaires pour intervenir en toute sécurité. En plus de devoir compléter quelques formations pour remettre à jour leurs connaissances pratiques et théoriques en matière d’intervention en situation d’urgence, les 62 pompiers sorelois affectés au combat incendie doivent aussi prouver chaque année à leurs dirigeants qu’ils ont la capacité physique de quitter leur domicile jour et nuit, d’endosser leur habit de sapeur et d’aller rapidement combattre les flammes sans mettre leur vie en danger.
C’est pourquoi les officiers du SSI de Sorel-Tracy ont instauré, il y a trois ans déjà, un parcoursannuel d’aptitudes physiques dans le cadre d’une pratique mensuelle. Chaque pompier à temps partiel ainsi que les pompiers permanentsassignés à la caserne doivent réussir en moins de 12 minutes un parcours lors duquel ils doivent exécuter sept mouvements identiques à ceux qu’ils ont à effectuer lors d’un feu. S’il n’y parvient pas, son dossier est référé au médical. Il y a quelques années d’ailleurs, les dirigeants ont pu déceler, à la suite du test, un problème cardiaque chez un de leurs pompiers. Celui-ci a obtenu un suivi d’un médecin et a finalement pris sa retraite. Le parcours exigé est exigeant au niveau physique et cardiovasculaire de façon à ce qu’un individu en mauvaise forme physique ou ayant des problèmes cardiaques ne peut compléter sans difficulté. Les pompiers les plus en forme le font en moins de quatre minutes.
«Nous avons instauré ce test car nous voulons nous assurer que nos hommes ont les capacités physiques pour intervenir en situation d’urgence. Nous faisons un métier très physique et lorsque l’appel entre au poste, nous devons toujours être prêts à réagir. Ceux qui sont sur appel sont disponibles mais pas toujours prêts à intervenir. C’est alors que l’adrénaline monte à un haut niveau et que le cardiovasculaire du pompier est mis à rude épreuve. Le test permet aussi aux pompiers d’évaluer leurs capacités physiques. Certains d’entre eux se prennent souvent en main suite au résultat du parcours. Les pompiers peuvent d’ailleurs s’entraîner à l’extérieur des heures de travail au gymnase aménagé tout récemment à la caserne Tracy», nous a expliqué le chef de division formation-prévention au SSI de Sorel-Tracy, Carl Woods.
Portant le traditionnel habit pesant 75 livres, le pompier doit ainsi tirer sur une certaine distance un boyau de combat incendie d’une grosseur de 1 ½ chargé, procéder à un bref arrosage, dérouler un autre boyau, frapper avec une masse sur un morceau de bois afin qu’il franchisse une distance de cinq mètres, se faufiler dans un passage très étroit tout en devant retirer sur son dos ses équipements respiratoires puis les remettre de l’autre côté du passage, monter et descendre cinq fois une échelle d’une hauteur de dix pieds, rouler le boyau plus tôt déroulé et soulever et transporter sur une distance de six mètres un mannequin pesant près de 200 livres. À la fin du parcours, le chef de division note le temps réalisé par le pompier et l’air respirable du cylindre qui lui a été nécessaire pour le compléter. «C’est une bonne initiative car ça nous permet de connaître notre condition physique, de la comparer avec les années précédentes et de réagir lorsque la situation le commande», a dit un pompier.
«Notre test est basé sur des mouvements que les pompiers ont à réaliser lors des interventions. Ce ne sont pas des redressements assis ou du «bench press». Les mouvements exigés nous permettent ainsi de savoir si le pompier a les capacités nécessaires pour accomplir le métier», a ajouté M. Woods, tout en soulignant avec insistance que les pompiers à temps partiel ne sont plus uniquement des employés d’usine mais des travailleurs oeuvrant dans différents corps de métier. À Sorel-Tracy, par exemple, on retrouve entre autre parmi les pompiers un électricien de profession, un mécanicien, un entrepreneur en bâtiment, un opérateur de camion, un ingénieur, un policier et un agent de service correctionnel. «Chaque personne apporte son expérience lors des interventions. Cela peut ainsi nous aider grandement à atteindre notre but et assurer un service de qualité en matière de sécurité incendie», conclut-il.














