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Les services de garde fêtent en grand
31 Mai 2008 - La Voix - Stéphanie Guévremont - Pour souligner la Semaine québécoise des services de garde, qui se termine aujourd'hui, la garderie en milieu scolaire Au gré du vent a organisé une ribambelle d’activités. Gageons que les 140 enfants qui fréquentent le service de garde de l’école primaire Sainte-Anne-les-Îles en ont profité!
Sur les 220 élèves de l’école, 195 sont inscrits à la garderie dont 55 irréguliers. Le grand nombre de petits clients permet à l’équipe de la garderie de fêter en grand, pique-nique familial, concours de chapeaux, bingo, jeux extérieurs. «Nous avons le budget pour faire beaucoup d’activités», de dire Myriam Cournoyer, responsable du service de garde depuis 10 ans.
Mardi après-midi, une centaine d’enfants ont paradé dans les rues avoisinantes de l’école primaire Sainte-Anne-les-Îles. Escortés par une auto-patrouille les réjouissant de sa sirène mythique, les enfants ont marché pour leurs animatrices «adorées». Quand on demande à la petite Geneviève, quatrième année, qui fréquente la garderie depuis deux ans, ce qu'elle aime de son service de garde, la réponse est simple. «J’aime les animatrices et on fait plein de jeux.»
Les animatrices leur rendent bien. «On s’attache beaucoup aux enfants», confie Claire Latraverse, animatrice depuis huit ans. «Être animatrice demande bien des capacités. Ici on gère un grand nombre d’enfants tous différents, explique Mme Cournoyer. Je souhaite que chaque enfant qui passe ici ait la meilleure petite enfance possible.» Somme toute, «venir à notre garderie, c’est presque une récompense tellement nous organisons des activités».
Tout en souhaitant mettre l’enfant au cœur de la mission des services de garde, la semaine tend à reconnaître l'importance du travail des professionnels dans l'éducation des jeunes enfants qui fréquentent leurs établissements. Certains profitent de l’occasion pour faire valoir leur point de vue.
Selon la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), les services et leurs personnels ne seraient pas reconnus à leur juste valeur. Alors que l’organisation demande à la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, de reconnaître le service de garde en milieu scolaire comme une complémentarité des autres services et ressources essentiels de l'école, la garderie Au gré du vent se dit choyée.
«Nous nous sentons appuyées par l’école», affirme Myriam Cournoyer. «Nous recevons beaucoup de félicitations de la part des parents», enchaîne Claire Latraverse. Néanmoins, la responsable déplore le manque d’heures à donner à ses animatrices. «Il y a un manque de personnel. Les gens ne veulent pas venir travailler pour si peu d’heures.»
Les quelque 1000 centres de la petite enfance du Québec contribuent sans aucun doute à la conciliation de la vie familiale moderne et le désir d’offrir à ses enfants un encadrement sécuritaire et amusant. «Le service de garde est excellent pour le développement de l'enfant», soutient Mme Cournoyer. Le financement des CPE est assumé à 80 % par la population, afin de soutenir collectivement les familles du Québec et les parents qui en bénéficient paient sept dollars par jour.














