Véronique Giard impressionnée par le désert blanc de l’Arctique


(photo:Véronique Giard)

31 Mai 2008 - La Voix - Joey Olivier - Que feriez-vous avec 9 000 dollars? La Contrecoeuroise Véronique Giard n’a pas décidé de se payer un voyage en Floride ou une nouvelle voiture, mais de participer à une expédition scientifique en Arctique et chez communautés inuits pour s’ouvrir au monde. Elle a rapportée des dizaines de magnifiques photos, mais surtout un désir encore plus grand de transmettre ses connaissances aux jeunes de la région.

Revenue depuis quelques semaines, elle prépare actuellement une conférence sur les phénomènes reliés à l'Acrtique et au réchauffement climatique afin d'offrir une conférence aux écoles de la région.

L’enseignante en chimie qui préparait ce projet depuis juin 2007 était la seule enseignante canadienne à être du voyage Écoles à Bord, un programme éducationnel regroupant des scientifiques de divers pays pour étudier les impacts des changements climatiques dans l’Arctique canadien côtier. «Ce fut l’expérience d’une vie! Le plus impressionnant a été de voir le désert blanc!», confie-t-elle. Le désert est l’immensité blanche laissée par l’épaisse couche de glace de l’Arctique entourant le navire qu’elle a habité durant deux semaines. «Du blanc à perte de vue!»

Elle a pris plusieurs échantillons de glace, d’algues et d’eau, mais sa rencontre avec les communautés inuits des villages de Tuktoyaktuk et d’Inuvik fut marquante. «C’est incroyable de voir qu’un peuple est tiraillé entre deux cultures», dit-elle. En fait, bien au-delà des idées préconçues qu’on se fait des Inuits, les vieilles générations développées sur les valeurs traditionnelles de la nature, de la chasse et de la pêche, se frappent à une nouvelle génération imprégnée par la modernité. «Les jeunes sont confrontés à des choix et au reste du monde. Je ne pensais pas qu’ils étaient si confrontés au changement. Mon expérience a complètement changé ma perspective de ces communautés.» Véronique prépare actuellement une conférence afin de partager son expérience dans les écoles ou dans d’autres organismes. Elle a d’ailleurs entendu Al Gore, ancien vice-président des États-Unis, lors de sa conférence à Montréal, en avril, sur l’impact des changements climatiques. «Il veut vraiment faire avancer la cause. Quant à moi, je veux que cette expérience soit profitable à tous dans ma région», a-t-elle conclu.

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