Une marche de la mémoire, le 25 mai au centre-ville

20 Mai 2008 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Tous les marcheurs bas-richelois qui veulent soutenir les familles dont un membre souffre de la maladie d’Alzheimer, peuvent s’inscrire à La marche de la mémoire, du 25 mai de Sorel-Tracy, comme le feront des milliers d’autres à travers le Québec.
Ils viendront ainsi en aide à la Société Alzheimer des maskoutains-des Patriotes- Bas-richelieu, un organisme en démarrage dans la région que supporte l’Association des aidants naturels de la région.
C’est une marche de 5 kilomètres, pour laquelle on forme des équipes. Elle partira du centre Desranleau à 10 heures vers le centre-ville. Il en coûte 10$ par adulte, aîné ou étudiant pour y participer, 25$ par famille.

Mais comme l’objectif est de recueillir des dons, on demande aux marcheurs de trouver des commandites pour 200$. S’ils dépassent ce montant, leur inscription est gratuite. On s’inscrit en composant le 450.730.0880.

«Bien sûr on accueillera tout le monde à la marche», a souligné son organisateur Guy Cordeau qui s’y est impliqué parce que conscient qu’accompagner une personne qui en souffre est exigeant et difficile. «Le Québec est la région la plus avancée en matière de recherches sur la maladie. Mais beaucoup de gens sont atteints. Et il est bon de pouvoir donner dans la région des conférences sur le sujet, de permettre des rencontres entre aidants pour mieux comprendre la maladie et pour partager entre eux ce qu’ils vivent, pour s’entraider. L’association peut certainement offrir du répit de quelques heures, ce qui est essentiel aux aidants», rajoute-t-il.

Et comme le milieu rural n’est pas différent de l’urbain, il faut se donner les outils pour intervenir aussi. «Souvent», rajoute Rosy Dupré des aidants naturels et «la maladie d’Alzheimer est encore vue comme une maladie honteuse. Les gens ne veulent pas que les autres sachent que des membres de leur famille en souffrent. S’ensuit de l’isolement que nous voulons briser. Car l’aidant qui prend la décision d’accompagner un proche dans cette maladie ne sait certainement pas au départ tous les deuils qu’il devra faire.»

Cette maladie est dévastatrice, note M. Cordeau, ne fait pas nécessairement mourir mais on meurt avec elle, dit-il. Et ça peut être long. Les gens sont atteints de plus en plus jeunes. «Il est important que les aidants identifient bien ce qu’ils vivent et puissent gérer leurs émotions quand elles se disent. J’ai vu la détresse que des aidants peuvent vivre ou les divisions que ces responsabilités nouvelles amènent dans les familles. Et j’ai voulu aider.»

Le but de l’organisme, rappelle-t-il, est de regrouper les familles qui ont un proche atteint, de démystifier la maladie, de reconnaître le malade comme une personne à part entière.

Pour assurer que la marche soit un succès – elle avait attiré l’an dernier à sa première édition, 100 marcheurs – il a confié la présidence d’honneur de l’événement à Jocelyn Potvin, Grand Chevalier du conseil 1132 et porte-parole de la marche. «J’y suis parce que cette marche permet de vivre tous les principes de charité, d’unité et de fraternité que chaque humain recherche partout dans le monde et qui transcende les frontières ou différences ethniques, sociales et religieuses. Nous serons présents et nombreux pour en faire un succès», promet-il.

Un trajet accessible

Le trajet est accessible à tous. Les marcheurs partiront du centre Desranleau à 10 heures, pour emprunter la rue Charlotte jusqu’au boulevard Fiset. Sur Hôtel-Dieu, ils descendront vers Roi, tourneront vers le marché, coin Augusta où on distribuera de l’eau, du lait et du chocolat. Après une halte, ils reprendront la route sur Augusta vers Prince. Ils emprunteront ensuite la rue George jusqu'à la ruelle St-Pierre où aura lieu une envolée de ballons. Le tout devrait prendre deux heures. Elle a lieu beau temps, mauvais temps.

Pour amasser encore plus d’argent, le groupe organise le tirage d’une toile de l’artiste Maxime Lafond. Les billets coûtent 5$.

La marche et les dons permettront notamment de créer des outils d’information pour rejoindre plus de gens sur le territoire, présenter plus de conférences sur le sujet, d’avoir une maison de répit pour les familles dont un membre souffre de la maladie et de répondre aux besoins tant des familles que des malades, a dit Mme Dupré dont les membres de l’Association des aidants naturels dispensent présence et soins à des proches souffrant d’Alzheimer. «Nous vivons dans un petite région qui compte beaucoup de personnes âgées qui, souvent vivent seules. Des femmes qui n’ont pas de moyens de transport. Il faut donc penser plus que jamais à s’entraider entre adultes. Et heureusement il y a ici des organismes qui sont en mesure d’apporter de bons supports, de l’entraide», a conclu Mme Dupré.

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