6 M $ d'aide financière, 39 M $ d'investissements générés, 645 emplois maintenus ou créés

1 Octobre 2001 - La Voix - Le Fonds de relance trace un bilan positif de sa 1ère année d'opération - Prêts, subventions, investissements en capital-actions, ou tout simplement en facilitant les démarches de certaines entreprises, les responsables du Fonds de relance du Bas-Richelieu ont tracé un bilan positif de leur action après une première année d'opération. Somme toute, a longuement expliqué le président du Fonds, Alain Goulet, lors d'une conférence de presse tenue lundi dernier et à laquelle participait, outre le député ministre Sylvain Simard, le ministre des Régions Gilles Baril, le commissaire industriel Claude Piché, la présidente et le directeur général du CLD, Françoise Richer et Yves Fortin, ainsi que plusieurs intervenants économiques de la région, le Fonds aura déboursé un peu plus de 6 M $ en investissements de toutes sortes, et ainsi contribué à la création et au maintien de 645 emplois, tout en générant des investissements de 39,4 M $ de la part des entreprises elles-mêmes. Ce ne sont pas des vœux pieux, mais bien des faits concrets, a-t-il fait remarquer.

En tête de liste, un investissement majeur de 5 M $ pour l'achat des terrains d'Alstom dans le but de créer un parc industriel régional. À ce propos, M. Goulet a voulu faire taire les détracteurs qui estimaient que le comité avait payé trop cher ces terrains. Alstom est une compagnie mondiale qui n'avait pas à donner ses terrains. Il y a huit ou neuf ans, ils valaient trois fois le prix que nous avons payé. C'est important d'avoir ce parc et Alstom a compris qu'il lui fallait céder en deçà du prix qu'il aurait voulu obtenir en premier lieu. J'estime que c'est le plus beau coup qu'on n'a jamais fait à date, a déclaré M. Goulet.

La 2e subvention en importance, au montant de 500 00 $, a été octroyée à Korhani Manufacture, une compagnie de fabrication de tapis qui s'affaire à l'heure actuelle à s'installer au Complexe industriel de la Trente et qui compte créer à moyen terme quelque 135 emplois. Korhani, une compagnie qui existe depuis une cinquantaine d'années au Canada, occupera 180 000 pieds carrés du Complexe, et y déménagera son centre de distribution, actuellement localisé en Ontario.

Une somme de 151 000 $ a par ailleurs été utilisée pour effectuer une étude bathymétrique dans le but de pouvoir procéder au dragage du Saint-Laurent, à l'embouchure de la rivière Richelieu. Un dossier important, a indiqué M. Goulet, qui n'a pas caché que l'investissement total dépassera certainement les 6 M $ prévus au départ. À cet égard, il n'a pas manqué d'interpeller le ministre Baril afin que ce dernier puisse regarder les possibilités de bonifier son aide financière. M. Goulet espère que le dragage sera réalisé pour l'année prochaine.

La Charcuterie Europol a, pour sa part, bénéficié d'une participation en capital-actions de 200 000 $ afin de s'implanter dans le parc industriel de Tracy, dans l'ancien édifice qui abritait les entreprises Guillemette. L'entreprise investit elle-même 1 M $ et créera ainsi une douzaine d'emplois dans le domaine de la fabrication de saucisses et de pâtés. D'autre part, Tracy Métal, qui a pu agrandir ses locaux en déménageant au Complexe industriel de la Trente, a aussi bénéficié d'une participation en capital-actions de l'ordre de 110 000 $. Ainsi, l'entreprise maintiendra une douzaine d'emplois et en a créé quatre nouveaux.

D'autres subventions plus modestes ont été accordées – 10 000 $ pour une étude de marché pour l'Aéroport de St-Robert, 7 000 $ pour le Centre de développement des cultures horticoles, ainsi qu'un prêt remboursable conditionnel de 13 000 $ pour le projet de Coopération de travailleurs d'Usimec Métal (projet abandonné par le requérant, ces travailleurs d'Alstom, au départ voué à des mises à pied massives, ayant pu finalement conserver leurs emplois).

Par ailleurs, Alstom, en cédant les terrains à la Corporation du parc industriel régional, s'est engagé à investir quelque 12 M $, dont cinq sont consacrés à la construction de son nouveau centre administratif (une quarantaine de nouveaux emplois) et sept à l'expansion de l'atelier 49, ainsi qu'à la réfection de deux autres ateliers. Ces annonces, d'ailleurs, éliminent celle, il y a quelques mois, de l'abolition de quelques centaines d'emplois. Ces investissements contribuent ainsi, a fait remarquer M. Goulet, à la consolidation de 300 emplois et ce, sans que le Fonds de relance n'ait eu à subventionner l'entreprise en aucune façon. Même chose pour Fabspec, qui a annoncé il y a quelques mois un investissement de 5 M $ pour procéder à l'achat de trois bâtiments dans le parc industriel régional. Cela permettra la création de 60 emplois et le maintien de 80 autres.

Deux ex-syndiqués d'Alstom, pour leur part, ont fondé la Caisserie Kiopini, qui produit des caissons de bois pour les entreprises. Pour ce faire, Alstom, qui s'est départie de cette section, a accepté de fournir l'équipement pour la fabrication de ces caissons. Deux emplois y sont créés.

Le ministre Gilles Baril a salué le travail des intervenants économiques de la région, leur extraordinaire mobilisation, et plus particulièrement les interventions du député Sylvain Simard au caucus ministériel : Vous devez dire merci à votre député pour son engagement et ses nombreuses démarches. Le Fonds de relance constitue un accélérateur de développement économique et je reviendrai sûrement faire d'autres annonces, a-t-il déclaré. Vous êtes en train de vous doter d'infrastructures, vous êtes en train de développer un joyau. Le parc industriel à lui seul vaut une fortune, a-t-il fait valoir.

Pour sa part, M. Simard s'est déclaré fier que la région soit en train de réaliser ce pourquoi le gouvernement lui avait fait confiance en accordant une subvention de 21 M $ il y a un an et demi. Le portrait tracé par Alain Goulet exprime bien les résultats concrets auxquels nous sommes parvenus, a-t-il attesté. Ce dernier, tout comme Mme Richer et M. Simard, n'a pas manqué de remercier l'ensemble des intervenants économiques qui ont tous mis la main à la pâte pour obtenir ces résultats. Un travail de longue haleine, mais des résultats prometteurs. M. Goulet a d'ailleurs émis le désir de voir le contrat du commissaire industriel Claude Piché, originalement signé pour trois ans, prolongé pour une période indéterminée. Le succès amène le succès. Il faut continuer les efforts pour redonner au Bas-Richelieu la place qui lui revient, a-t-il conclu.

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