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La SDC s'inquiète d'un éventuel déménagement du Festival de la gibelotte
1 Octobre 2001 - La Voix - Les rumeurs allaient bon train cette semaine à l'effet d'un éventuel déménagement du Festival de la gibelotte vers un site autre que celui du centre-ville. Et la Société de développement commercial du Vieux Sorel (SDC) craint que cette décision ne soit déjà prise sans que l'organisme n'ait été consulté.
Par ailleurs, un sondage maison effectué par la SDC, qui a questionné 103 de ses 175 membres sur trois points précis, indique dans un premier temps que si 47 % des commerçants se disent satisfaits de la façon dont se déroule le Festival, et plus particulièrement celui de cette année, il y a tout de même 42 % des commerçants du centre-ville que n'en sont pas satisfaits.De ces 42 %, plus de la moitié (56 %) pointent comme irritant la politique de remboursement du Festival, et du fait que les usagers du centre-ville doivent payer pour accéder au site.
Ceci dit, toujours dans cette portion de commerçants non satisfaits, la moitié d'entre eux ne voudraient pas voir le Festival quitter le centre-ville.
Quant à l'impact économique du Festival sur les commerçants, ceux qui sont satisfaits du Festival disent faire des «bonnes affaires» dans une proportion de 60 %, et ceux qui sont insatisfaits disent ne pas faire de bonnes affaires dans une proportion de 66 %.
Le président de la SDC, Benoît Lefebvre, craint pour sa part un éventuel déménagement du Festival. Les rumeurs ont parti la semaine dernière, et elles sont de plus en plus fortes à l'effet que le Festival puisse quitter le centre-ville. Nous avons fait parvenir une lettre cette semaine à l'organisation du Festival dans le but de les rencontrer avant qu'une décision officielle ne soit prise.
Car M. Lefebvre, ainsi qu'un des membres de la SDC, Richard Bibeau, voudraient que leur organisme soit partie prenante d'une éventuelle décision à cet effet. Le Festival génère beaucoup de retombées économiques au centre-ville, a déclaré M. Bibeau. C'est sûr qu'il y a des irritants, mais on a peut-être des solutions à proposer. Nous avons peur que la décision ne soit déjà prise, et on a l'impression de ne pas faire partie de cette décision.
D'autre part, les deux hommes tentent d'évaluer l'impact économique au centre-ville d'un tel déménagement. On nous demande de régénérer le centre-ville, mais si le Festival déménage, est-ce que ça va mettre un autre frein au développement du centre-ville ? a déclaré M. Bibeau, qui souhaite vivement une rencontre avec l'organisation du Festival, réitérant l'ouverture de la SDC quant aux améliorations à apporter.
Si le Festival déménage, le produit sera dilué, a-t-il poursuivi, indiquant que le centre-ville aurait alors à faire ses propres activités pour attirer les visiteurs au centre-ville. Nous ne sommes pas en guerre avec le Festival, a cependant averti M. Lefebvre. Mais même si l'organisation du Festival n'a pas de compte à rendre à personne, un déménagement changerait beaucoup de choses, a-t-il conclu.
La décision n'est pas prise, assure la directrice du Festival
Rejointe au téléphone, la directrice générale du Festival, Michèle Lapointe, a déclaré pour sa part à La Voix que contrairement aux rumeurs qui circulent, aucune décision n'était encore prise quant à un éventuel déménagement.
Il est vrai, a-t-elle fait savoir, qu'une étude de pré-faisabilité a été effectuée pour trouver d'autres sites potentiels. Deux facteurs ont déterminé cette étude, à savoir l'aménagement éventuel du Carré royal, dont on ne connaît pas encore l'impact sur les possibilités d'utilisation, ainsi que l'envergure internationale dont le Festival veut se doter. Ce qui demande, a-t-elle expliqué, une préparation étalée sur deux ou trois ans.
Le président Sylvio Bouchard, est actuellement en vacances. À son retour, nous devons tenir une rencontre mardi prochain pour prendre connaissance de l'étude qui a retenu certains sites potentiels. Mais le site du centre-ville est toujours dans la course, a-t-elle déclaré. À cette pré-étude devrait suivre une étude de faisabilité, si un autre site est retenu. Il y a beaucoup de points à éclairer encore.
Pour ce qui est de la SDC, Mme Lapointe a fait savoir que le Festival rencontrait chaque année, en octobre, les membres de l'organisme, dans le but de faire un post-mortem des choses à améliorer. Et quant au principal reproche des commerçants insatisfaits, à savoir l'obligation de payer pour entrer sur le site, Mme Lapointe indique que le Festival, qui compte plusieurs activités durant le jour, ne peut pas se permettre de commencer à charger un prix d'entrée aux visiteurs qu'à compter de 19h. Mais ce n'est pas cet aspect qui nous fera prendre une décision pour un déménagement, a-t-elle enfin assuré.














