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Rencontres exploratoires sur le regroupement municipal ; St-Joseph décline l'invitation de Sorel-Tracy
24 Septembre 2001 - La Voix - Le conseil municipal de St-Joseph-de-Sorel a rejeté unanimement, lundi soir dernier lors de son assemblée régulière, l'invitation faite par la Ville de Sorel-Tracy à l'effet de participer à des rencontres exploratoires sur la faisabilité d'un regroupement municipal.
Lors d'un entretien téléphonique avec le maire de St-Joseph, Olivar Gravel, a indiqué que cette décision avait été prise notamment parce que le sujet du regroupement municipal avec Sorel, Tracy, et Ste-Anne-de-Sorel avait déjà fait l'objet d'une consultation populaire lors du référendum de septembre 1999. Les citoyens de la municipalité avaient à l'époque rejeté l'idée d'une étude de regroupement dans une proportion de 70,9 %.
Je suis à l'aise avec cette décision, a déclaré M. Gravel. Je crois que de plus en plus de citoyens sont contre les fusions forcées et je me rallie à la population.
Ceci dit, M. Gravel a toutefois assuré que la Ville de St-Joseph est toujours intéressée à participer au développement de la région et, qu'en ce sens, elle se dit prête à collaborer avec les autres municipalités, les organismes de la région, ainsi qu'avec la MRC du Bas-Richelieu. Cette volonté de participer au développement régional fait d'ailleurs partie intégrante de la résolution votée lundi soir, a enfin fait remarquer le maire.
Rappelons que le maire de Ste-Anne, Réjane Salvail, avait elle aussi fait connaître une fin de non recevoir à cette demande de Sorel-Tracy il y a quelques semaines.
Rejointe au téléphone, Mme Salvail a fait savoir que la résolution de son conseil avait elle aussi été unanime. C'est la position que les citoyens ont prise en 1999 et nous avons toujours des contacts réguliers avec notre population. La position n'a pas changé. Je vous signale que l'année prochaine, en 2002, nous célébrons notre 125e anniversaire de fondation et plusieurs activités sont prévues. Nous ne voulons pas célébrer avec une épée sur la tête avec cette étude de fusion, a-t-elle catégoriquement déclaré.
Rappelons que c'est le conseiller Michel Berthiaume, de Sorel-Tracy, qui a toujours milité en faveur des regroupements, qui avait fait la proposition en août dernier d'inviter Ste-Anne et St-Joseph à participer à des rencontres exploratoires visant à analyser quels pourraient être les éléments nécessaires pour amener ces deux municipalités à se regrouper avec la grande Ville de Sorel-Tracy. C'est une déception totale, a déclaré à La Voix M. Berthiaume cette semaine. À partir du moment où on ne voulait que parler, échanger et éclaircir certains points, c'est décevant. Mais il ne faut pas laisser tomber, a-t-il poursuivi.
Personnellement, M. Berthiaume estime que Sorel-Tracy devrait bâtir un protocole de regroupement basé sur l'étude actualisée que la firme Raymond, Chabot, Grant, Thornton avait déposé en 1999, et de soumettre ce document au député de Richelieu et président du Conseil du Trésor, Sylvain Simard. Sans imposer un regroupement, nous n'avons pas les moyens de s'isoler, estime-t-il.
Pour sa part, le maire de Sorel-Tracy, Marcel Robert, a déclaré à La Voix qu'il était déçu de cette «fermeture» à l'endroit de ces rencontres. Je crois que ça a été mal perçu. Il s'agit de rencontres exploratoires seulement, et non d'un comité pour fixer déjà des paramètres relatifs à un regroupement.
Sorel-Tracy continuera-t-elle à promouvoir un regroupement ? Il est un peu tôt pour dire ce que l'on va faire, le conseil n'a pas encore eu le temps de se parler à ce sujet. On verra. On ne veut pas sauter des étapes ou brusquer les événements. Il reste que notre objectif de former une seule ville est maintenu, a-t-il fermement conclu.














