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Les jeunes de plus en plus obèses en monterégie
10 Juin 2007 - La Voix - "On mange différemment et on bouge de moins en moins." Tels sont les conclusions énoncées par Jocelyne Sauvé dans le rapport de la directrice de la santé publique en 2005. Selon les chiffres actuels, au Québec, un enfant sur quatre souffre d'embonpoint, alors qu'un sur six est obèse. Cette situation se poursuit naturellement vers l'âge adulte. En 15 ans, la proportion d'adultes obèses en montérégie est passé de 9 % à 15 %, et l'embonpoint de 28 % à 35 %.
Selon le rapport, nous mangeons différemment et nous faisons moins d'activités physiques et les gens mangent de moins en moins de repas préparés à la maison (entre 2002 et 2003, au profit des mets congelés qui ont augmenté de 40 %. Les aliments sont disponibles plus vite et en plus grande quantité, les aliments sains coûtent plus cher et nous consommons plus de gras et de produits commerciaux à base de glucides ou contenant beaucoup de sucre. Le rapport soutient aussi que le fait de vivre dans un monde où l'image est si importante pousse les jeunes à se lancer dans des diètes et des régimes à répétitions, ce qui contribueraient à augmenter le surplus de poids.
Nous bougeons de moins en moins puisque nous avons un mode de vie qui l'exige moins. Pour les jeunes, les loisirs où le corps est inactif sont très populaires. Un jeune passe en moyenne 23,8 heures par semaine de son temps à regarder la télévision. Entre 1999 et 2003, le temps d'utilisation d'Internet est passé de 21 % à 45 %. En 2001, moins de 50 % des jeunes étaient suffisamment actifs pour être en bonne santé, avec un plus haut pourcentage d'inactivité chez les jeunes filles. Adultes et jeunes confondus, c'est 90 % de la population qui n'utilise jamais son vélo comme moyen de transport !
Conséquences à long terme
Les conséquences de l'embonpoint et de l'obésité sont nombreuses et surtout dangereuses. L'effet de l'obésité à l'âge adulte sur l'espérance de vie serait comparable à celui du tabagisme. Un surplus de poids augmenterait les chances de développer une maladie cardiovasculaire, du diabète de type 2, certaines formes de cancers (vésicule biliaire, clorectal, sein, endomètre, col utérin, ovaire, prostate) et des problèmes ostéoarticulaires, principalement aux genoux, aux hanches et aux chevilles. L'obésité aurait aussi de graves conséquences sur l'estime de soi et l'image corporelle, pouvant causer des troubles d'alimentations et des problèmes psychologiques importants.
Selon les prévisions de la directrice de la santé publique, les traitements pour les problèmes reliés au surplus de poids engloutiront une proportion considérable des budgets des soins de santé. Bien que la situation ne soit pas aussi grave qu'aux États-Unis, elle ne s'améliore pas vraiment. Les coûts en santé reliés aux soins pour l'obésité ont augmenté de 27 % entre 1987 et 2001 chez nos voisins du sud.
Selon l'Organisme mondial de la Santé, l'obésité est en voie de déclasser les maladies infectieuses en tant que menace pour la santé des populations du monde entier.














