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Des citoyens de St-Ours s'opposent à la démolition du quai

17 Septembre 2001 - La Voix - Une soixantaine de citoyens de St-Ours ont assisté mardi dernier à une assemblée publique pour manifester leur désaccord à la démolition du quai de St-Ours, qu'ils considèrent comme un héritage patrimonial d'importance pour leur communauté.
Deux représentants de Pêche et Océans Canada, chargés de projet pour la démolition, étaient présents à cette rencontre.
Il est vrai, a déclaré Simon Ménard à La Voix, qu'il s'agit d'un quai actuellement désuet qui nécessiterait d'importantes rénovations. Ce citoyen de St-Ours admet que ce quai, qui a déjà accueilli des bateaux d'une certaine importance, est désuet et ne peut plus répondre aux besoins commerciaux.
Le gouvernement du Canada, propriétaire des quais situés sur la rivière Richelieu a, dans une politique adoptée en 1995, décidé de se départir de ces quais. Il s'engageait toutefois en contrepartie de procéder à leur réparation avant de les redonner aux municipalités.
C'est ce qui a été fait entre autres à St-Denis.
Toutefois, en ce qui concerne le quai de St-Ours, il appert que les coûts auraient été assez importants pour que le fédéral propose plutôt à la municipalité de St-Ours de démolir le quai pour en faire un parc.
Selon M. Ménard, le coût de démolition de ce quai s'élèverait à quelque 450 000 $, au lieu des 300 000 $ avancés par les autorités. Ce qui lui fait dire qu'il serait peut-être préférable de le rénover plutôt que de le démolir.
Le conseil municipal a pour sa part accepté en février dernier la proposition du gouvernement fédéral. Seul le conseiller Rémi Olivier s'est opposé à cette résolution.
Ce dernier a déclaré à La Voix que les citoyens opposés à la démolition auraient souhaité obtenir du temps avant de prendre une décision définitive. C'est important de donner la parole aux citoyens. Il faudrait donc retarder la décision afin de voir s'il y a des alternatives à la démolition.
Les citoyens auraient en effet aimé pouvoir constituer un comité pour étudier des alternatives. Ce serait trop bête de juste détruire le quai, a déclaré M. Ménard, qui croit que différents organismes gouvernementaux – Parcs Canada, Patrimoine Canada pour ne nommer que ceux-là – auraient pu investir dans la réfection du quai, actuellement utilisés par une vingtaine de plaisanciers chaque été. Le tourisme nautique et historique est important sur la rivière Richelieu, a-t-il fait valoir, estimant que le maintien du quai permettrait la venue de touristes à St-Ours.
Selon lui, la municipalité ne veut pas risquer d'avoir à investir certains coûts supplémentaires qui pourraient survenir ultérieurement à l'entente gouvernementale. M. Ménard a indiqué que la date d'acceptation de la soumission pour la démolition, hier (vendredi 14 septembre), empêche les opposants de faire valoir leur opinion. La mairesse ne veut pas faire d'efforts pour sauver le quai, croit-il.
Au moment de mettre sous presse, la mairesse de St-Ours, Marie Bouchard, n'avait pas retourné l'appel de La Voix.














