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Une seconde évasion en quatre ans
28 Février 2007 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Au palais de justice de Sorel-Tracy, ce n’est pas la première fois qu’un détenu parvient à glisser entre les mains des agents. Il y a y quatre ans et trois mois, Marc Courcelles, aujourd’hui à l’ombre, y était parvenu et non simplement en poussant les constables qui assuraient son transfert entre la prison et le palais de justice, mais d’une façon spectaculaire.
L’évasion était survenue, début décembre 2002, alors que l’accusé était amené au palais de justice pour y subir son enquête préliminaire assignée dans une affaire de voies de fait armé, recel de véhicules, possessions d’outils de cambriolage, entrave au travail des policiers –il avait foncé avec son véhicule en direction d’un policier après que celui-ci lui ait exigé de s’immobiliser- et bris de probation. Menottes aux poings, il aurait profité de quelques secondes d’absence des agents de probation, qui devaient conduire un second détenu à l’étage, pour leur faire faux-bond alors qu’il était demeuré au rez-de-chaussée de l’immeuble.
Il s’était alors défait de ses menottes, grimpé sur le fourgon cellulaire avant d’enjamber la clôture métallique de la cage de sécurité des accusés. Il avait ensuite volé un camion stationné sur la rue du Roi, à proximité du palais de justice, avant de prendre la fuite. Quelques minutes plus tard, l’individu, âgé de 26 ans à l’époque, avait été intercepté et arrêté rue Joseph-Simard, dans le parc industriel du secteur Tracy, par les patrouilleurs de la Sûreté du Québec du Bas-Richelieu. Comme il se devait de le faire, en début de journée, Courcelles avait défilé devant le tribunal en fin de matinée le même jour, mais avec quelques accusations criminelles en plus, à son dossier, soit évasion d’une garde légale, vol de camionnette et de bris de conditions.














