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Saint-Ours évalue les profits à tirer d'une petite centrale hydroélectrique ajoutée à son barrage
8 Février 2007 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - La municipalité de Saint-Ours explore la possibilité de s'associer à une entreprise pour installer, près du barrage, une mini-centrale hydroélectrique, nous apprenait son maire Daniel Arpin, jeudi dernier.
Bien sûr, la municipalité n'en n'est qu'à ses premiers pas dans le dossier, a-t-il dit, ayant quand même demandé à sa firme d'ingénieur-conseil d'évaluer la faisabilité d'un tel projet et les profits qu'elle pourrait en tirer.
"Il y a quelques mois déjà, nous avions appris qu'une entreprise considérait Saint-Ours comme un endroit intéressant où aménager une mini-centrale. Comme le gouvernement Charest permet maintenant aux municipalités d'entreprendre des discussions avec des firmes privées intéressées à aménager chez elle des centrales de 50 mégawatts et moins, cela nous a intéressé J'avais aussi lu que la municipalité de Franquelin, sur la Côte Nord, avait convenu d'une entente avec une firme qui construira un barrage chez elle sans que la municipalité ne débourse un sou. Mais elle détient 51% des parts décisionnelles du dossier. En retour, elle recevra de 100 000$ à 175 000$ par année en redevances, selon le prix fixé pour la vente de l'électricité à Hydro-Québec. Un revenu non négligeable pour une petite municipalité comme Franquelin, de 400 habitants, qui n'a pas de revenus industriels importants.", a-t-il expliqué.
Sachant cela, son conseil, comme lui, ont vite conclu à l'importance de faire le tour de la question. Comme il a interpellé la municipalité de Saint-Roch sur la question.
Bien des questions sont, pour le moment, sans réponse, dit-il, la première étant la capacité même de production de cette petite centrale qu'on pourrait retrouver à Saint-Ours.
On sait que les entreprises productrices de centrales cherchent à s'installer d'abord là où il y a déjà des barrages, pour le débit d'eau plus régulier qui y passe et les économies de coûts d'aménagement qu'ils présentent.
Le barrage de Saint-Ours appartient à Parc Canada, précise M. Arpin, et même s'il est un site historique, il y a des précédents ailleurs qui permettent de croire que l'organisme ne mettrait pas les bois dans les roues du projet, s'il s'avérait intéressant.
Et à première vue, dit-il, il ne semble pas que la petite centrale affecterait le chevalier cuivré qui "loge" dans ce secteur de la rivière.
Mais il faudra aussi, si le projet semble viable, qu'il reçoive l'aval du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) de même que celui de la MRC du Bas-Richelieu, avant d'être mis en oeuvre.
Quant à la MRC, elle n'aurait pas encore fermé la porte à l'installation d'éoliennes sur son territoire. Une firme l'a déjà approchée à cet effet, il y a quelques mois déjà. Elle a mandaté son directeur général pour faire la cueillette d'informations sur le sujet.
On sait que municipalités et MRC, toujours en quête de financements nouveaux, voient dans ces sources d'énergies propres des moyens intéressants de contribuer au développement durable de leur milieu tout en y trouvant de nouvelles sources de revenus. Mais comme dans tout dossier de cet ordre , elles doivent aussi composer avec leurs contribuables. Mais elles bénéficient de l'appui de la Fédération des municipalités du Québec ainsi que de l'Union des municipalités du Québec en ce sens.














