Gemmologue : l’art d’identifier et d’évaluer les pierres précieuses

23 Janvier 2007 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Depuis 35 ans, le Sorelois Daniel Blette travaille dans le secteur de la bijouterie. Il est un passionné de la richesse et de la beauté que renferment les pierres précieuses. Sa grande passion pour celles-ci l’a incité, il y a sept ans, à s’inscrire à l’École de gemmologie, située boulevard de Maisonneuve à Montréal, afin de suivre des cours certifiés et devenir un gemmologue, ou gemmologiste, comme certains préfèrent plutôt le nommer.

Aujourd’hui, Daniel Blette est diplômé en gemmologie, une science qui permet d’identifier les pierres à partir de nombreuses caractéristiques, propriétés optiques et physiques, reconnaître les pierres naturelles de leurs imitations ou des pierres fabriquées en laboratoire.

Rencontré vendredi après-midi, M. Blette nous a confié que sa décision de suivre des formations en gemmologie lui a permis d’acquérir depuis des connaissances additionnelles. Car, l’a-t-il reconnu, peu de gemmologues se consacrent exclusivement à l’identification des pierres. Ça amène ainsi certaines spécialistes en bijouterie à identifier les pierres. «C’est une passion profonde de connaître les pierres, leur histoire et leur origine. C’est beaucoup plus que mon métier. C’est un complément intéressant. Pendant trois ans, j’ai suivi par les soirs des formations reconnues par les institutions du GAGTL (britannique) et du GIA (américain). Chaque petit détail lié à une pierre me permet de mieux conseiller mes gens, de leur suggérer une pierre qui répondra à leur style de vie », a-t-il dit avec grand intérêt.

Le gemmologue est une personne apte à identifier les pierres. À l’aide d’appareils spéciaux et de solutions chimiques, il sait les identifier, les analyser, vérifier leur authenticité et les évaluer en leur donnant une valeur équitable tant pour l’acheteur que pour le vendeur. Il utilise la loupe, le polariscope, le réfractomètre, le spectroscope, la lampe aux rayons ultraviolets, le microscope en plus de peser la pierre dans l’eau et dans l’air ambiant afin de connaître ses caractéristiques. À cet effet, M. Blette soutient qu’il est important de savoir si l’acheteur peut vraiment se procurer une pierre sensible au choc et au liquide, selon son mode de vie. «Beaucoup de gens se présentent chez nous et souhaitent connaître la valeur de leur pierre. En sachant sa qualité, on peut fixer un prix juste et équitable. L’honnêteté dans ce métier est une qualité primordiale pour assurer une réussite à long terme»,, a-t-il renchéri.

Dans une option similaire, le gemmologue sorelois soutient que les pierres précieuses gagnent en valeur au fil des années. Il s’agit d’un élément commercial important pour les bijoutiers. «Il y a un marché pour la vente et la revente de bijoux de grandes valeurs. Quoiqu’en croient certains, le diamant n’est pas la pierre la plus recherchée. L’émeraude et l’alexandrite la devancent. Cette dernière pierre est d’ailleurs l’une des plus primées par les gens aisés car elle est une pierre très rare sur le marché. Elle change de couleur selon la source de lumière à laquelle elle est exposée», a renchéri Daniel Blette, tout en avouant que la gemmologie est un monde fascinant mais peu connu. La gemmologie permet d’observer les caractéristiques d’une pierre et ensuite de l’identifier. C’est la composition chimique d’une gemme et sa structure cristalline qui lui donnent des caractéristiques, des propriétés spécifiques.

Des classifications spécifiques

La beauté, la rareté et la durabilité d’une pierre sont trois qualités qui doivent être réunies pour qu’une pierre soit dite précieuse et qu’elle soit qualifiée de gemme, a précisé M. Blette. Par exemple, a-t-on pu apprendre, ce ne sont pas tous les diamants extraits de la terre qui sont beaux. Il existe du diamant industriel dans des tons brunâtres. Ce qui fait qu’une pierre est belle, c’est sa couleur, sa transparence et la qualité de sa taille. Autre aspect pour qu’une pierre soit une gemme, elle doit être rare afin d’avoir une valeur commerciale intéressante. Enfin, une gemme doit pouvoir être portée longtemps sans casser ni ternir ou perdre sa couleur. On fait référence à la dureté de la pierre, à sa ténacité ainsi qu’à la stabilité et la résistance des pierres aux agents chimiques, aux différents rayons ainsi qu’à la chaleur.

Enfin, par le biais de documents, le gemmologue sorelois a également noté les différents types de classification des gemmes. On peut séparer les pierres selon qu’elles soient transparentes ou opaques. En gemmologie, la transparence fait référence à la faculté de la pierre à laisser passer la lumière. De plus, il y a le diamant, une pierre incolore, et les pierres de couleur. Une autre classification cible plutôt les pierres ornementales. Celles-ci sont beaucoup plus abondantes que des rubis ou des saphirs, par exemple, mais plus rares que des granits ou des grès. Sur le marché, elles sont vendues sous forme d’objets sculptés ou en décoration intérieure, tels que les marbres. Enfin, on peut classer les gemmes selon qu’elles soient organiques, c’est-à-dire qu’elles sont d’origine animale ou végétale (perles) ou minérale.

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