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Aciers Atlas : les travailleurs veulent trouver d'autres voies de solution

Les Acier Atlas de Sorel-Tracy
17 Septembre 2003 - La Voix - Hélène Goulet La Voix - Réunis en assemblée le 6 septembre dernier, les travailleurs des Aciers Atlas ont confié le mandat à leur exécutif d'examiner d'autres avenues que celle de faire des concessions sur leurs conditions de travail actuelles. Il y a quelques semaines, la direction de l'entreprise, propriété de Slater Steel, avait demandé à ses travailleurs syndiqués et cadres plusieurs concessions d'importance : réduction de vacances et de salaire, élimination de bonis, réduction du nombre de congés fériés, accès à la retraite plus restreint, diminution du temps supplémentaire, etc.
Ces demandes patronales font partie du plan de redressement qu'a dû élaborer l'entreprise locale, Slater ayant dû se mettre sous la Loi de la protection de la faillite à la fin de juin.
Ce printemps, Slater, qui possède des usines aux États-Unis, en Ontario et au Québec (dont Aciers Atlas et les Forges de Sorel), a en effet essuyé des pertes de 44,5 M $, attribuables principalement à la faiblesse du marché mondial de l'acier inoxydable.
Le président du syndicat, Yves Larrivée, a qualifié cette semaine les demandes de l'employeur "d'absolument inacceptables".
En entrevue téléphonique, M. Larrivée a rappelé que la convention collective actuelle, signée le 4 juillet dernier, avait satisfait les deux parties, même si des concessions avaient déjà été faites par les travailleurs pour améliorer la rentabilité de l'entreprise.
Le 14 août, soit un mois et dix jours après la signature de la convention, Atlas revient à la charge avec de nombreuses requêtes jugées "inimaginables" par le syndicat, a fait remarquer M. Larrivée.
Ce dernier accuse Slater de vouloir éponger une partie de son déficit en grugeant dans les revenus de l'usine de Sorel-Tracy. Toutefois, le président syndical n'est pas convaincu que les réclamations patronales, si elles étaient acceptées par les travailleurs, seraient à même de régler les problèmes de Slater, étant donné la disproportion des montants en jeu.
Le syndicat préfère pour sa part examiner d'autres solutions. On n'écarte pas toutes les hypothèses, et notre objectif est de maintenir l'usine ouverte, assure M. Larrivée.
À cet égard, les travailleurs ont confié à leur exécutif le mandat d'examiner la possibilité, en collaboration avec la Confédération des syndicats nationaux (CSN) à laquelle le syndicat est affilié, de former une coopérative dans le but d'acheter l'usine de Tracy en partenariat avec un éventuel acquéreur.
Ce qu'on dit, c'est que les travailleurs sont prêts à explorer toutes les avenues pour relancer l'usine, mais ils ne veulent pas faire les frais du plan de redressement. Ce plan, estime M. Larrivée, non seulement enlèverait aux travailleurs leurs droits acquis, mais servirait de surcroît à éponger une partie des dettes accumulées par des usines étrangères.
Selon M. Larrivée, l'assemblée syndicale a réuni entre 200 et 250 travailleurs sur une possibilité d'environ 300. Le vote sur la question n'a pas été demandé.














