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Président du Tournoi atome Optimiste depuis dix ans
Jean-Claude Laquerre : un bénévole dévoué à la jeunesse
9 Janvier 2007 - Les 2 Rives - Patrick Turgeon - Depuis 24 ans, le Sorelois Jean-Claude Laquerre est un membre fort actif au sein de l’organisation du Tournoi provincial atome Optimiste de Sorel-Tracy présenté au début de janvier de chaque année au Centre récréatif Aussant de Saint-Joseph. Lors de dix des 11 dernières éditions, il a présidé cet événement sportif qui attire en moyenne 550 jeunes hockeyeurs et quatre fois plus de spectateurs. Dans l’ombre des projecteurs, il a toujours su mener ses gens à accomplir un travail de grande qualité. Vingt-quatre ans plus tard, donner du temps pour la jeunesse est toujours gratifiant pour l’estime de soi de ce bénévole, sa façon de faire quelque chose de concret pour sa communauté.
Ce ne sont pas les implications concrètes auprès de la jeunesse qui manquent au palmarès de Jean-Claude Laquerre. En plus d’être impliqué activement au sein du Tournoi atome Optimiste, on ne compte plus les activités qu’il a menées auprès des jeunes par le biais du Club Optimiste de Sorel-Tracy. Tournoi de hockey cosom, compétitions de cross country, tournois de scrabble et d’échec, art oratoire au secondaire et art de s’exprimer au primaire n’en sont que quelques exemples. Le Sorelois a également occupé, pendant cinq ans, la présidence de la défunte Association régionale des malentendants. Pour ce travailleur de la compagnie Mittal Canada de Contrecoeur, le bénévolat fait partie de sa vie. Sans cette implication dans sa collectivité, son quotidien ne serait pas le même.
Rencontré samedi après-midi en pleine action de la 27e édition du tournoi de hockey qu’il préside, M. Laquerre n’a pas caché la joie qu’il a de voir les jeunes s’amuser sur la glace et leurs parents les encourager à donner tout ce qu’ils sont en mesure d’offrir. «Je ne donne pas de mon temps pour les honneurs et encore bien moins pour l’argent. Je le fais car j’en retire une grande satisfaction personnelle. C’est ma manière de faire quelque chose pour la société. Ma vraie paye de bénévole, je l’obtiens lorsque les bénévoles qui m’entourent sont heureux en accomplissant bien leurs fonctions et que les équipes participantes terminent le tournoi et nous disent qu’elles seront de retour l’année suivante. Nous ressentons alors une grande et entière satisfaction», a-t-il mentionné, tout en reconnaissant que son travail est facilité grâce à l’excellent travail de son équipe.
Les échelons pour atteindre la présidence du tournoi, M. Laquerre les a franchis un à un. Impliqué au sein du Club optimiste de Sorel-Tracy au début des années 1980, il a accepté une invitation de certains de ses confrères de travail, entre autres Émile Parent, Marcel Gaudette et le regretté André Gravel, à participer à titre bénévole au tournoi de hockey atome, dès 1982. Après avoir occupé, pendant quelques années, la fonction de responsable de l’hébergement et de l’accueil des joueurs, il a été attitré, pendant cinq ou six ans, à la registration. En 1997, les événements ont voulu qu’il soit nommé président. Un poste qu’il occupe toujours même s’il a pris une sabbatique, l’an dernier, tout en demeurant très actif au sein de l’organisation à titre de vice-président de la 26e édition.
«J’ai débuté au bas de l’échelle et j’ai fait graduellement mon apprentissage au sein de l’organisation. Même après 24 ans, j’ai encore beaucoup de plaisir à m’investir. Lorsque j’ai décidé, après la 25e édition, de quitter la présidence du tournoi, je désirais laisser ma place à un autre bénévole sans voir l’événement perdre de sa valeur. J’ai toutefois compris que je ne pouvais quitter sans avoir une relève établie, un bénévole très intéressé mais aussi un connaisseur de hockey. J’ai donc décidé de revenir à la présidence et j’y demeurerai tant que ma santé me le permettra et qu’il n’y aura pas une relève intéressante au sein du club Optimiste. À ce niveau, il faudra dénicher de nouveaux membres car ne sommes que 12 bénévoles actifs et certains sont d’un certain âge».
La difficulté de recruter
Dans cette optique, Jean-Claude Laquerre est conscient qu’il est devenu très difficile pour les organisations et les associations de recruter de nouveaux bénévoles. Et ce, tant chez les adolescents, les adultes que chez les retraités. «Les gens ne veulent plus s’impliquer aussi facilement qu’il y a quelques années car le bénévolat leur fait souvent peur. Non pas en raison du temps et des efforts qu’ils devraient donner mais plutôt parce que la plupart des organisations sont la cible de critiques gratuites des citoyens. Le bénévole, et avec raison, ne veut pas se faire critiquer injustement. La contestation est devenue trop facile ces dernières années et c’est une des raisons qui expliquent pourquoi on ne parvient plus à convaincre les gens de s’impliquer».
Le président du Tournoi atome Optimiste soutient aussi qu’il serait beaucoup plus facile pour lui de demeurer à la maison plutôt que de donner de son temps. Le sentiment de satisfaction personnelle ne serait toutefois pas le même, admet-il. «La plupart des gens, qui refusent de faire du bénévolat, soutiennent qu’ils n’ont pas le temps de le faire. Ils sont trop occupés. C’est rarement une raison valable. Ils ne veulent simplement pas prendre le temps qu’il faut pour s’impliquer. Il serait pour moi plus facile de m’asseoir le soir dans mon salon à regarder la télévision plutôt qu’à m’occuper de la gestion du tournoi, devant mon ordinateur. Je n’obtiendrais toutefois pas la même satisfaction en retour. Recevoir, ça fait plaisir, mais donner, ça l’est doublement», a-t-il conclu.














