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Le conflit de travail prend fin chez Stelco
4 Janvier 2003 - La Voix - C'est dans une proportion de 81% que les travailleurs de la compagnie Stelco de Contrecoeur ont accepté en assemblée spéciale, le samedi 28 décembre dernier, les recommandations du rapport du conciliateur Jean-Pierre Gosselin qui avait été soumis à l'exécutif quelques jours auparavant.
Les syndiqués du local 6951 des Métallos, affiliés à la FTQ, étaient en grève depuis le 1er août dernier.
Au moment de mettre sous presse, il ne restait aux parties qu'à s'entendre au sujet d'un protocole de retour au travail.
La nouvelle convention collective sera d'une durée de cinq ans et, selon le président du syndicat Serge Gailloux, la question du fonds de pension des travailleurs, point central du conflit, a été réglée à la satisfaction des syndiqués.
Nous avons en effet obtenu la parité avec les syndiqués de la maison-mère de Stelco à Hamilton, a fait valoir M. Gailloux. Selon lui, la pension de base a été augmentée de 65% pour les travailleurs avec plus de 30 ans d'ancienneté. Ceci est le meilleur contrat octroyé dans l'industrie au Québec, a déclaré M. Gailloux. Nous sommes très fiers d'avoir remploi notre rôle de leader et d'établir ainsi la norme dans l'industrie de l'acier.
C'est sur cette question du fonds de pension que les négociations avaient achoppé. Les grévistes, au fil des semaines, avaient obtenu de l'aide financière de leurs camarades syndiqués des Métallos (Ispat-Sidbec de Contrecoeur, par exemple), mais aussi celles des travailleurs de QIT-Fer et Titane, affiliés à la CSN, qui ont tenu récemment à démontrer leur solidarité à l'égard des travailleurs de la Stelco.
Le syndicat de QIT avait en effet voté un montant 500$, et avait de plus invité leurs confrères FTQ à tenir une collecte à l'entrée de l'usine, qui avait permis aux grévistes d'amasser 2 263$ le 20 décembre dernier.
Selon le président du syndicat des travailleurs de QIT, Pierre Gélinas, les dirigeants des entreprises tendent à se concerter sur le plan régional pour offrir à peu près les mêmes conditions dans le secteur de la métallurgie. S'ils perdent, on perd, et s'ils gagnent, on gagne, avait-il fait valoir. Traditionnellement, c'est la Stelco et ses travailleurs qui établissent un pattern, étant les premiers à négocier.
Avec une population vieillissante de travailleurs, principalement composée de baby boomers à la veille de prendre leur retraite, les représentants syndicaux estiment que la question du fonds de retraite constitue un enjeu majeur pour les années à venir. C'est l'enjeu de l'heure, fait observer M. Gailloux. Ce dernier a estimé que, d'après des chiffres statistiques du Conseil canadien des industries de la sidérurgie, 70% des travailleurs actuels seront admissibles à la retraite d'ici six ans. Plus de 50% de la main-d'œuvre régionale devra également être renouvelée, a-t-il soutenu.
Finalement, au chapitre salarial, un point qui n'était toutefois pas litigieux, les syndiqués de la Stelco obtiendront une augmentation de 0,43$, excluant l'indexation au coût de la vie, d'ici la fin du contrat de travail.














