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L'Agenda 21 local, ou comment mieux préparer le 21e siècle
22 Novembre 2006 - Les 2 Rives - Louise Grégoire-Racicot - Développement durable. Une expression entendue presque ad nauseam depuis quelques années. Pourtant indicatrice et porteuse d'une préoccupation actuelle signifiante : assurer un développement qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
C'est en 1992, à Rio de Janeiro, que la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement durable a consacré ce concept mis de l'avant quelque 5 ans auparavant par la Commission Bruntland. Son moteur? L'urgence de concilier le développement économique et social, la protection de l'environnement et la conservation des ressources naturelles et ainsi assurer l'équité entre les générations.
Plusieurs pays ont adopté cette philosophie. Plus de 6000 collectivités aussi en se dotant d'un plan des gestes à poser pour le 21e siècle dans leur milieu.
Deux villes au Québec dont Sorel-Tracy
À Sorel-Tracy, une des deux villes québécoises où l'on fait une telle expérience pilote d'Agenda local 21, plusieurs personnes travaillent depuis 19 mois à lui donner le jour.
Cette démarche soreloise est soutenue par le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie et le groupe d'études interdisciplinaire en géographie et environnement social de l'UQAM. Leurs professionnels ont encadré le comité de parrainage de Sorel-Tracy, la rédaction d'un diagnostic de développement durable et la rédaction de l'Agenda local 21 sur l'avenir voulu pour la région.
"Si nous ne pouvons changer le passé, nous pouvons par ailleurs construire le futur. Nous habitons un coin de pays exceptionnel. Il est de notre devoir de le mettre en valeur et d'en faire un milieu de vie agréable pour tous et ce, en assurant sa pérennité. Mais tous doivent y contribuer : citoyens, entreprises, organisations et organismes. Cela demande probablement le changement en profondeur de nos façons de penser et de travailler.", a dit le maire Marcel Robert.
La Ville s'engage
La Ville déposait, il y a quelques semaines, son engagement à cet égard, en signant un engagement de solidarité avec ceux qui actualiseront cet agenda qui place la personne au cœur des préoccupations. Un engagement ouvert sur le monde qui fera appel au sens civique et à la solidarité des citoyens. En préservant les ressources naturelles dans un développement économique soucieux du progrès social et de l'environnement. Voilà une résolution que tous les partenaires de la ville devrait aussi signer, dit le maire, dont le CLD, la SADC, la MRC, la CDC, QIT, etc.
Sorel-Tracy a adopté une vision de ce qu'elle veut être : une communauté fière de son histoire et de son patrimoine. Une ville à échelle humaine, chaleureuse et accueillante, inclusive et solidaire où tous pensent développement durable. Un territoire harmonisé à divers usages. Une région à la cohabitation heureuse entre milieux urbain et rural.
"Plus qu'un symbole, c'est un engagement formel qui profitera à tous. La Ville changera ses façons de faire. On s'engage dans ce processus pour obtenir des résultats concrets. On a versé 25 000$ au Techno-centre pour qu'il assure ce suivi et fasse lever des projets. Il coordonnera l'écologie industrielle et territoriale, assurera que les interventions convergent. On est maintenant en mode opération. On se donnera un plan d'initiatives sur trois ans. créera des occasions de coopération, pas de confrontation. Fini le travail chacun de son côté. En silo. On innovera dans l'approche. Tout pour concrétiser notre revendication faite en déposant un mémoire, le 18 mars 2005, revendiquant le titre de région pilote en développement durable et un traitement particulier de Québec en ce sens!", a poursuivi M. Robert.
"C'est une démarche aux conséquences directes. Un processus à soutenir. Un engagement financier aussi. Mais cette approche nous donne une vitrine exceptionnelle. On est sur la sellette, en avant de la parade. On a des obligations de résultats."
On a déjà cerné des défis à relever - dont améliorer la cohésion sociale. Ce qui implique aussi d'améliorer les conditions de vie des ménages et des groupes défavorisés. Favoriser la mobilisation et l'implication citoyenne dans les affaires publiques locales par une communication fluide et interactive.
Ces défis reposent sur des valeurs affirmées : le respect de l'environnement, l'équité entre individus et générations, les participation active et engagement de tous, Des décisions intégrées et concertées. Elles s'incarnent dans des actions concrètes dont le développement du logement social, l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments municipaux, une politique de foresterie urbaine, par exemple.
Tout ne s'est pas défini en vase clos. Des comités de parrainage et technique formés d'intervenants et bénévoles ont abordé la démarche. Un comité de suivi mettra en œuvre cet agenda dont le contenu a été soumis à la population à l'automne. Suivront, à l'hiver, le choix des indicateurs de suivi pour évaluer les actions prises et, au printemps, une rencontre publique présentant les diverses initiatives issues de ces engagements.
Pour le détail, visiter le site Internet de la Ville au www.sorel-tracy.qc.ca














